2E LECTURE DE LA LOI EN «QUELQUES HEURES» : Takku wallu dénonce une violation du règlement intérieur


Rédigé le Samedi 9 Mai 2026 à 11:20 | Lu 2 commentaire(s)


L’Assemblée nationale a violé son règlement intérieur, en organisation la seconde lecture de la loi sur le Code électorale renvoyée par le chef de l’Etat, en quelques heures, alors que le processus d’urgence devait prendre 4 jours. La dénonciation est du groupe de l’opposition, déplore la «crise institutionnelle » qui s’est installé et «le combat transposé à l’Assemblée nationale».


Comme l’avait suggéré le groupe Takku Wallu Sénégal, le chef de l’Etat a renvoyé la loi portant modification du code électorale en seconde lecture. Une décision qui n’a pas manqué de faire réagir au sein de la majorité, qui y voit un coup donné par l’exécutif. Et comme s’ils comptaient répliquer, l’Assemblée nationale a enclenché une procédure d’urgence pour adopter de nouveau le projet au plus vite. Ainsi, hier, le bureau ses réunis, ensuite la conférence des président et enfin la commission des lois. Et la plénière est fixé pour ce matin. Ce qui fait que toute la procédure va tenir en moins de 2 jours, alors qu’elle doit en faire 4 au moins. Pour le groupe de l’opposition, cela est «une manœuvre cavalière de mauvais aloi destinée à utiliser l’assemblée nationale pour engager un bras de fer politique avec le président de la république». En effet, soulignent Aïssata Tall Sall et rien n’obligeait l’assemblée nationale à se précipiter ainsi, pour épuiser en quelques heures, une procédure sensée prendre au minimum 4 jours si l’urgence est déclarée. Et c’est si déplorable pour eux, que malgré leurs observations, le président de l’Assemblée nationale n’en a eu cure et a continué son forcing. «Takku Wallu refuse de s’associer à une telle forfaiture et met tous les députés devant leurs responsabilités afin que l’Assemblée nation      ale ne soit pas le bras armé d’un groupuscule dans une guerre qui ne saurait la concerner», martèle la présidente du groupe. Affirmant qu’«une crise institutionnelle s’est à coup sûr installée et le combat transposé à l’Assemblée nationale». Mais pour le groupe de l’opposition, il est hors de question que l’institution parlementaire «soit l’objet de ce mauvais jeu politicien auquel il doit mettre fin immédiatement et ce, dans l’intérêt exclusif du peuple sénégalais.



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