Au menu des discussions entre le chef de l’Etat et ses hôtes, reçus tout à tour, la situation globale du pays. Les «discussions longues et sereines», ont porté en effet, sur des «chantiers prioritaires» en particulier, la situation et les orientations économiques, sociales, sécuritaires, ainsi que sur le contexte international déterminant à tous ces niveaux. Devant le chef de l’Etat, dont ils sont tous salué la pertinence de l’initiative et surtout son caractère «inclusive», Amadou Ba et Cie, ont, chacun, livré son analyse de la situation nationale et le contexte international, insistant sur les défis systémiques auxquels le pays fait face.
En tant qu’anciens chefs de gouvernement dans les régimes de Wade et Macky Sall, ils ont apporté au jeune chef de l’Etat, leur haute expérience de la gestion des affaires publiques, notamment de certaines situations particulières qui se répètent de régime en régime. Et c’est d’autant plus important que pour le chef de l’Etat, avoir conduit un gouvernement de la République confère «une mémoire institutionnelle et une expertise de la gestion des affaires publiques qui n'appartiennent plus à une famille politique, mais au patrimoine de la Nation».
Ainsi, en consultant ces 4 anciens Premiers ministres des deux régimes précédents, le président Faye a voulu faire comprendre qu'au-delà des «contingences partisanes» il y a «un bien commun inaliénable : l'État, ses institutions et la préservation de ses équilibres». Et pour le chef de l’Etat, la concertation avec les forces vives de la Nation n’est pas un acte circonstanciel, mais le fruit d’une conviction profonde.
Abdoul Mbaye «Sincèrement, le Sénégal en a besoin»
Au sortir de sa rencontre avec le chef de l’Etat, l’ancien Premier ministre sous Macky Sall, Abdoul Mbaye, a fait l’économie de leurs discussions. Pour le premier chef de gouvernement de la 2e alternance politique au Sénégal, la concertation initiée par le chef de l’Etat est aujourd’hui une «nécessité » vu le contexte national et international. «Sincèrement, le Sénégal en a besoin», a-t-il affirmé. En effet, il est convaincu que les échanges entre le chef de l’Etat et les anciens Premiers ministres «peut contribuer à renforcer la stabilité nationale».
Plus en détail, Abdoul Mbaye révèle avoir discuté avec le président Faye de cinq sujets majeurs : l’économie, les finances publiques et le budget, la sécurité régionale, notamment la situation au Mali, et les réformes politiques. Insistant sur les réformes politiques, l’ancien leader du parti ACTE dont il a cédé la direction, soutient avoir souligné au chef de l’Etat, la nécessité de «respecter les engagements pris durant l’opposition», notamment sur les questions du système politique et du Code électoral.
Par ailleurs, Abdoul Mbaye qui n’est plus actifs sur la scène politique, «observe avec satisfaction» la volonté affichée du chef de l’Etat de «consolider la démocratie sénégalaise». En ce sens, il se féli cite de la dynamique d’apaisement engagée par le président de la république, et qu’il trouve «essentielle» pour restaurer la confiance, réduire les tensions politiques et créer un environnement favorable à la relance économique.
Amadou Ba : «J’ai rappelé que les défis actuels nous sommes confrontés appellent des réponses fondées sur la lucidité et la responsabilité ; car la solidité financière d’un État demeure indissociable de sa souveraineté, de sa crédibilité et de son autonomie stratégique».
La situation financière du pays, ainsi que ses rapports avec les institutions de Bretton woods ont été au cœur des discussions entre Amadou Ba et le chef de l’Etat. L’ancien Premier ministre qui aussi pendant longtemps occupé le poste de ministre de l’économie et des finances a fait part de son expérience et de ses conseils au président Faye. Et c’est d’autant plus important que l’ancien argentier de l’Etat a souligné avoir vécu une situation assez similaire à celle que vit actuellement le Sénégal avec le FMI. Il a déclaré être resté des années, sans financement du l’institution.
«Suite à l’appel du Président de la République, j’ai été reçu aujourd’hui, en mes qualités d’ancien Premier ministre et d’ancien ministre des Finances. Nos échanges se sont déroulés dans un esprit de courtoisie républicaine, de franchise et de responsabilité», a rapporté Amadou Ba. Soulignant que le chef de l’Etat a réaffirmé son attachement au dialogue entre les différentes sensibilités politiques ainsi qu’à la préservation de la stabilité institutionnelle et de la cohésion nationale. «Les discussions ont principalement porté sur les réformes institutionnelles, la situation économique et financière du pays ainsi que les enjeux sécuritaires nationaux et régionaux», a poursuivi l’ancien Premier ministre.
«S’agissant des réformes institutionnelles, j’ai souligné l’importance de préserver une démarche inclusive fondée sur le plus large consensus possible, notamment sur les questions électorales. Les règles qui organisent la compétition démocratique doivent toujours pouvoir inspirer confiance à l’ensemble des acteurs politiques, car elles engagent durablement la crédibilité de nos institutions et la stabilité de notre démocratie», informe-t-il.
Concernant la situation économique, Amadou Ba dit avoir nous «partagé (avec le chef de l’Etat) le constat d’un contexte particulièrement exigeant, marqué par les difficultés ressenties par les populations et par les incertitudes de l’environnement international». «J’ai rappelé que les défis actuels nous sommes confrontés appellent des réponses fondées sur la lucidité et la responsabilité ; car la solidité financière d’un État demeure indissociable de sa souveraineté, de sa crédibilité et de son autonomie stratégique», dit-il.
Sur les enjeux sécuritaires dans un contexte régional préoccupant, l’opposant a «insisté sur la nécessité de soutenir davantage les populations vivant dans les zones frontalières, tout en poursuivant le renforcement des capacités de nos forces de défense et de sécurité, essentielles pour la stabilité et la résilience de notre Nation». Avant de prendre congé, le leader de la Nouvelle Responsabilité dit avoir réaffirmé, avec sérénité et sans équivoque, son ancrage dans l’opposition.
Mbaye THIANDOUM
En tant qu’anciens chefs de gouvernement dans les régimes de Wade et Macky Sall, ils ont apporté au jeune chef de l’Etat, leur haute expérience de la gestion des affaires publiques, notamment de certaines situations particulières qui se répètent de régime en régime. Et c’est d’autant plus important que pour le chef de l’Etat, avoir conduit un gouvernement de la République confère «une mémoire institutionnelle et une expertise de la gestion des affaires publiques qui n'appartiennent plus à une famille politique, mais au patrimoine de la Nation».
Ainsi, en consultant ces 4 anciens Premiers ministres des deux régimes précédents, le président Faye a voulu faire comprendre qu'au-delà des «contingences partisanes» il y a «un bien commun inaliénable : l'État, ses institutions et la préservation de ses équilibres». Et pour le chef de l’Etat, la concertation avec les forces vives de la Nation n’est pas un acte circonstanciel, mais le fruit d’une conviction profonde.
Abdoul Mbaye «Sincèrement, le Sénégal en a besoin»
Au sortir de sa rencontre avec le chef de l’Etat, l’ancien Premier ministre sous Macky Sall, Abdoul Mbaye, a fait l’économie de leurs discussions. Pour le premier chef de gouvernement de la 2e alternance politique au Sénégal, la concertation initiée par le chef de l’Etat est aujourd’hui une «nécessité » vu le contexte national et international. «Sincèrement, le Sénégal en a besoin», a-t-il affirmé. En effet, il est convaincu que les échanges entre le chef de l’Etat et les anciens Premiers ministres «peut contribuer à renforcer la stabilité nationale».
Plus en détail, Abdoul Mbaye révèle avoir discuté avec le président Faye de cinq sujets majeurs : l’économie, les finances publiques et le budget, la sécurité régionale, notamment la situation au Mali, et les réformes politiques. Insistant sur les réformes politiques, l’ancien leader du parti ACTE dont il a cédé la direction, soutient avoir souligné au chef de l’Etat, la nécessité de «respecter les engagements pris durant l’opposition», notamment sur les questions du système politique et du Code électoral.
Par ailleurs, Abdoul Mbaye qui n’est plus actifs sur la scène politique, «observe avec satisfaction» la volonté affichée du chef de l’Etat de «consolider la démocratie sénégalaise». En ce sens, il se féli cite de la dynamique d’apaisement engagée par le président de la république, et qu’il trouve «essentielle» pour restaurer la confiance, réduire les tensions politiques et créer un environnement favorable à la relance économique.
Amadou Ba : «J’ai rappelé que les défis actuels nous sommes confrontés appellent des réponses fondées sur la lucidité et la responsabilité ; car la solidité financière d’un État demeure indissociable de sa souveraineté, de sa crédibilité et de son autonomie stratégique».
La situation financière du pays, ainsi que ses rapports avec les institutions de Bretton woods ont été au cœur des discussions entre Amadou Ba et le chef de l’Etat. L’ancien Premier ministre qui aussi pendant longtemps occupé le poste de ministre de l’économie et des finances a fait part de son expérience et de ses conseils au président Faye. Et c’est d’autant plus important que l’ancien argentier de l’Etat a souligné avoir vécu une situation assez similaire à celle que vit actuellement le Sénégal avec le FMI. Il a déclaré être resté des années, sans financement du l’institution.
«Suite à l’appel du Président de la République, j’ai été reçu aujourd’hui, en mes qualités d’ancien Premier ministre et d’ancien ministre des Finances. Nos échanges se sont déroulés dans un esprit de courtoisie républicaine, de franchise et de responsabilité», a rapporté Amadou Ba. Soulignant que le chef de l’Etat a réaffirmé son attachement au dialogue entre les différentes sensibilités politiques ainsi qu’à la préservation de la stabilité institutionnelle et de la cohésion nationale. «Les discussions ont principalement porté sur les réformes institutionnelles, la situation économique et financière du pays ainsi que les enjeux sécuritaires nationaux et régionaux», a poursuivi l’ancien Premier ministre.
«S’agissant des réformes institutionnelles, j’ai souligné l’importance de préserver une démarche inclusive fondée sur le plus large consensus possible, notamment sur les questions électorales. Les règles qui organisent la compétition démocratique doivent toujours pouvoir inspirer confiance à l’ensemble des acteurs politiques, car elles engagent durablement la crédibilité de nos institutions et la stabilité de notre démocratie», informe-t-il.
Concernant la situation économique, Amadou Ba dit avoir nous «partagé (avec le chef de l’Etat) le constat d’un contexte particulièrement exigeant, marqué par les difficultés ressenties par les populations et par les incertitudes de l’environnement international». «J’ai rappelé que les défis actuels nous sommes confrontés appellent des réponses fondées sur la lucidité et la responsabilité ; car la solidité financière d’un État demeure indissociable de sa souveraineté, de sa crédibilité et de son autonomie stratégique», dit-il.
Sur les enjeux sécuritaires dans un contexte régional préoccupant, l’opposant a «insisté sur la nécessité de soutenir davantage les populations vivant dans les zones frontalières, tout en poursuivant le renforcement des capacités de nos forces de défense et de sécurité, essentielles pour la stabilité et la résilience de notre Nation». Avant de prendre congé, le leader de la Nouvelle Responsabilité dit avoir réaffirmé, avec sérénité et sans équivoque, son ancrage dans l’opposition.
Mbaye THIANDOUM