Le limogeage de son leader de la Primature et la formation du nouveau gouvernement qu’il a boycotté, ouvrent une nouvelle ère au parti PASTEF.
Une ère de suspicion, de méfiance, de stigmatisation et de purge. Depuis que Sonko a été éjecté de son poste de Premier ministre par le chef de l’Etat, suivi de la formation du gouvernement lors de laquelle des responsables du parti ont passé outre la consigne ferme du parti de ne pas y participer, le mot «traitre» est au cœur du vocabulaire des «patriotes».
Les premiers à être désignés du vocable sont les ministres issus du parti restés au gouvernement et les responsables qui l’ont rejoint.
Yankhoba Diémé, Alioune Dionne, Ibrahima Sy, Marie Angélique Selbé Diouf, Moussa Balla Fofana..., en tête de liste des «traitres» à purger
Ceux qui ont osé défier le parti et son leader qui avaient donné le mot d’ordre de boycott du gouvernement sont les premiers visés par les inquisiteurs, aussi bien au niveau des instances locales du parti que dans les réseaux sociaux.
Parmi eux, il y a Yankhoba Diémé, tout nouveau et puissant ministre des forces armées. Dès l’annonce de sa nomination, il a été désavoué par les responsables du PASTEF-Bignona, sa base politique. Ces derniers, l’ont exclu de fait de toutes les plateformes locales du parti.
«Nous considérons que le frère Yankhoba Diémé n’est plus des nôtres dans la mesure où il appartient désormais à la mouvance présidentielle. Par conséquent, il n’est plus un militant de Pastef-Les Patriotes», a déclaré Ibrahima Diémé, le chargé de la communication de l’instance départementale du PASTEF, sur la RFM, suite au communiqué en ce sens.
Pour lui, l’acte posé par M. Diémé est d’autant plus inacceptable que «le parti avait déjà publié un communiqué pour annoncer qu’il ne participerait pas au nouveau gouvernement».
«À notre grande surprise, l’un des nôtres, qui était responsable départemental, a choisi de passer outre cette consigne», insiste Ibrahima Diémé.
Qui note une «véritable trahison» qui a été sanctionnée immédiatement par le retrait du groupe officiel de la coordination départementale, de M. Diémé.
En attendant la réunion d'urgence qui devrait proposer son exclusion formelle de la coordination et du parti.
A Bambey, Alioune Dionne a subi le même sort. Il a été isolé par ses camarades qui considèrent qu’il a trahi le parti et qu’il n’y a plus sa place. Idem pour son collègue de la santé Ibrahima Sy. Il a été jeté à la vindicte des militants de sa base de Podor, où il est également retiré des plateformes d’échanges internes.
A Keur Massar, Marie Angélique Diouf est aussi reniée. A travers un communiqué, Seydou Diallo, Directeur général de la Pharmacie nationale d’Approvisionnement (PNA), apporte un soutien ouvert à Ousmane Sonko. Mieux, lui et ses camarades fidèles au leader du PASTEF ont purgé la nouvelle ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités de toutes les plateformes de la coordination départementale.
Comme ses camarades, Bakary Sarr, passé de Secrétaire d’État à la Culture, aux Industries créatives et au Patrimoine historique, à ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions, également porte-parole du gouvernement, est aussi poussé vers la guillotine.
Ces responsables indexés ne perdent rien pour attendre. Hier, face à la presse, Ousmane Sonko a affirmé que le parti va «traiter leur cas». Et la solution extrême sera sans doute appliquée.
Une ère de suspicion, de méfiance, de stigmatisation et de purge. Depuis que Sonko a été éjecté de son poste de Premier ministre par le chef de l’Etat, suivi de la formation du gouvernement lors de laquelle des responsables du parti ont passé outre la consigne ferme du parti de ne pas y participer, le mot «traitre» est au cœur du vocabulaire des «patriotes».
Les premiers à être désignés du vocable sont les ministres issus du parti restés au gouvernement et les responsables qui l’ont rejoint.
Yankhoba Diémé, Alioune Dionne, Ibrahima Sy, Marie Angélique Selbé Diouf, Moussa Balla Fofana..., en tête de liste des «traitres» à purger
Ceux qui ont osé défier le parti et son leader qui avaient donné le mot d’ordre de boycott du gouvernement sont les premiers visés par les inquisiteurs, aussi bien au niveau des instances locales du parti que dans les réseaux sociaux.
Parmi eux, il y a Yankhoba Diémé, tout nouveau et puissant ministre des forces armées. Dès l’annonce de sa nomination, il a été désavoué par les responsables du PASTEF-Bignona, sa base politique. Ces derniers, l’ont exclu de fait de toutes les plateformes locales du parti.
«Nous considérons que le frère Yankhoba Diémé n’est plus des nôtres dans la mesure où il appartient désormais à la mouvance présidentielle. Par conséquent, il n’est plus un militant de Pastef-Les Patriotes», a déclaré Ibrahima Diémé, le chargé de la communication de l’instance départementale du PASTEF, sur la RFM, suite au communiqué en ce sens.
Pour lui, l’acte posé par M. Diémé est d’autant plus inacceptable que «le parti avait déjà publié un communiqué pour annoncer qu’il ne participerait pas au nouveau gouvernement».
«À notre grande surprise, l’un des nôtres, qui était responsable départemental, a choisi de passer outre cette consigne», insiste Ibrahima Diémé.
Qui note une «véritable trahison» qui a été sanctionnée immédiatement par le retrait du groupe officiel de la coordination départementale, de M. Diémé.
En attendant la réunion d'urgence qui devrait proposer son exclusion formelle de la coordination et du parti.
A Bambey, Alioune Dionne a subi le même sort. Il a été isolé par ses camarades qui considèrent qu’il a trahi le parti et qu’il n’y a plus sa place. Idem pour son collègue de la santé Ibrahima Sy. Il a été jeté à la vindicte des militants de sa base de Podor, où il est également retiré des plateformes d’échanges internes.
A Keur Massar, Marie Angélique Diouf est aussi reniée. A travers un communiqué, Seydou Diallo, Directeur général de la Pharmacie nationale d’Approvisionnement (PNA), apporte un soutien ouvert à Ousmane Sonko. Mieux, lui et ses camarades fidèles au leader du PASTEF ont purgé la nouvelle ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités de toutes les plateformes de la coordination départementale.
Comme ses camarades, Bakary Sarr, passé de Secrétaire d’État à la Culture, aux Industries créatives et au Patrimoine historique, à ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions, également porte-parole du gouvernement, est aussi poussé vers la guillotine.
Ces responsables indexés ne perdent rien pour attendre. Hier, face à la presse, Ousmane Sonko a affirmé que le parti va «traiter leur cas». Et la solution extrême sera sans doute appliquée.