AYIB DAFFE TACLE LE DIOMAYE : «C’est comme s’il veut retarder le processus...»


Rédigé le Samedi 9 Mai 2026 à 11:15 | Lu 2 commentaire(s)


Même si ce n’est pas son intention, les députés de la majorité pensent qu’en leur renvoyant la loi qu’ils ont fait voter, pour une seconde lecture, le chef de l’Etat veut retarder son entrée en vigueur. Leur président de groupe Ayib Daffé l’a souligné, hier, affirmant que le motif des deux versions différentes, ne tenait pas la route.


«Le président de la république a décidé de renvoyer le texte en seconde délibération. Il avait deux options, s’il est contre le texte, ou s’il a vu dans le texte des choses qui ne lui conviennent pas : la première, c’est de saisir le conseil constitutionnel, or on a vu qu’il ne l’a pas fait tout comme les députés. On a vu qu’il a pris la seconde option : renvoyer le texte en seconde délibération. C’est son droit que lui confère l’article 73 de la constitution, et on le lui reconnait», a déclaré Ayib Daffé. Toutefois, il conteste le motif de la décision du chef de l’Etat. «Maintenant, par rapport au motif évoqué, je pense qu’il ne tient pas la route. Il a parlé de deux versions. Or cela est facile à régler au sein de l’administration. Quand on vote un projet de loi, il y a toujours des amendements. Et ces amendements, c’est après le vote de la loi qu’on les intègre. S’il y a des omissions de ce genre, on peut toujours se rattraper et les corriger», a martelé le président du groupe majoritaire à l’Assemblée. Qui en remet une couche : «La constitution lui demande juste de motiver sa décision, mais pas de préciser tel ou tel motif. C’est comme s’il veut retarder le processus, mais nous avons la détermination et l’engagement pour poursuivre le travail. On va dérouler et lui renvoyer le projet pour promulgation».




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