«Le retour de Donald Trump à la tête de la première puissance mondiale n'a pas tenu ses promesses de stabilité», a martelé le chef du gouvernement sénégalais. Qui dénonce une vision des relations internationale basé sur la force et la volonté de domination, au détriment du droit. Ce qui pour lui menace aujourd’hui sérieusement la sécurité mondiale. «Est-ce que le monde est plus sûr ? Est-ce que le monde est en paix ?», a-t-il interrogé. Et de poursuivre en remettant une couche sur Donald Trump, qu’il considère comme un «homme de déstabilisation». En effet, constate-t-il que les actions du président de la première puissance militaire mondiale «s'avèrent dangereuses pour l'équilibre global». Et fort de ce constat, il a demandé «s’il mérite le prix Nobel de la paix ?». Une question qui sonne comme une pique à l’endroit du chef de l’Etat, qui, invité il y a quelques mois à la maison blanche, avait affirmé que Trump méritait le prix Nobel de la paix eu égard à ses cations en ce sens. A l’époque il n’y avait pas encore la guerre avec l’Iran et Trump avait réussi quelques médiations comme entre le Rwanda et la RDC qu’il avait amenés à signer un accord de paix.
«À part semer le chaos et le désordre derrière eux dans ces pays, ces interventions n'ont rien produit»
Parlant de Trump, Sonko a trouvé la transition pour s’en prendre à la doctrine internationale globale des occidentaux basée sur les interventions militaires, qui pour lui, se sont révélées inefficaces. Il en veut pour preuves, les échecs au Vietnam, en Irak, en Afghanistan, en Libye, en Somalie. «Aucune guerre n’a été gagnée parce qu’aucun des objectifs n’a été atteint. À part semer le chaos et le désordre derrière eux dans ces pays, ces interventions n'ont rien produit», a fustigé le Premier ministre sénégalais. Qui rejette le dogme de la «démocratie d'exportation», qui pour lui, est une chimère. En ce sens, il dénonce entre autres, des pratiques comme l’exfiltration de chefs d'État étrangers pour les soumettre à des justices étrangères. Pour lui, c’est «une violation flagrante du droit international et de la dignité des peuples». Par ailleurs, soulignant le basculement de l’économie mondiale, il trouve que la stratégie américaine actuelle, visant à asphyxier ses concurrents, témoigne de sa peur de perdre sa première place face à la montée en puissance de la Chine.
«Lorsqu'un peuple croit en lui-même, croit à ses capacités...ce peuple peut résister à tout».
Prédisant une transformation radicale des échanges internationaux où les monnaies nationales et la souveraineté économique reprendront leurs droits, Sonko lance un appel à la «conscience africaine», convaincu que la lutte hégémonique entre blocs, ne viendra pas de l'extérieur, mais d'un retour aux racines. «Lorsqu'un peuple croit en lui-même, croit à ses capacités, lorsqu'il est convaincu d'être une civilisation forte ancrée sur des valeurs endogènes, ce peuple peut résister à tout». Non sans prôner la nécessité d’une «réflexion africaine autonome sur les enjeux d'un monde multipolaire». En définitive, rejetant le suivisme Sonko réclame un partenariat d'égal à égal.
Mbaye THIANDOUM
«À part semer le chaos et le désordre derrière eux dans ces pays, ces interventions n'ont rien produit»
Parlant de Trump, Sonko a trouvé la transition pour s’en prendre à la doctrine internationale globale des occidentaux basée sur les interventions militaires, qui pour lui, se sont révélées inefficaces. Il en veut pour preuves, les échecs au Vietnam, en Irak, en Afghanistan, en Libye, en Somalie. «Aucune guerre n’a été gagnée parce qu’aucun des objectifs n’a été atteint. À part semer le chaos et le désordre derrière eux dans ces pays, ces interventions n'ont rien produit», a fustigé le Premier ministre sénégalais. Qui rejette le dogme de la «démocratie d'exportation», qui pour lui, est une chimère. En ce sens, il dénonce entre autres, des pratiques comme l’exfiltration de chefs d'État étrangers pour les soumettre à des justices étrangères. Pour lui, c’est «une violation flagrante du droit international et de la dignité des peuples». Par ailleurs, soulignant le basculement de l’économie mondiale, il trouve que la stratégie américaine actuelle, visant à asphyxier ses concurrents, témoigne de sa peur de perdre sa première place face à la montée en puissance de la Chine.
«Lorsqu'un peuple croit en lui-même, croit à ses capacités...ce peuple peut résister à tout».
Prédisant une transformation radicale des échanges internationaux où les monnaies nationales et la souveraineté économique reprendront leurs droits, Sonko lance un appel à la «conscience africaine», convaincu que la lutte hégémonique entre blocs, ne viendra pas de l'extérieur, mais d'un retour aux racines. «Lorsqu'un peuple croit en lui-même, croit à ses capacités, lorsqu'il est convaincu d'être une civilisation forte ancrée sur des valeurs endogènes, ce peuple peut résister à tout». Non sans prôner la nécessité d’une «réflexion africaine autonome sur les enjeux d'un monde multipolaire». En définitive, rejetant le suivisme Sonko réclame un partenariat d'égal à égal.
Mbaye THIANDOUM