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CRISE UNIVERSITAIRE, SITUATION DU PAYS : Le réquisitoire de feu du FDR contre le gouvernement Sonko


Rédigé le Mardi 10 Février 2026 à 13:17 | Lu 42 commentaire(s)


Le Front pour le défense de la Démocratie et de la République (FDR) qui regroupe plusieurs partis et mouvements de l’opposition était en conférence de presse ce jour. C’est un véritable réquisitoire à charge que ces opposants ont fait à l’endroit du gouvernement, sur la situation du pays, notamment sur la crise universitaire en cours, qui a conduit à la mort d’un étudiant.


Le 9 février, pour Mamadou Lamine Massaly et ses camarades, est «une date fatidique qui va durablement marquer la conscience nationale avec la violence inouïe qui s’est abattue sur l’université Cheikh Anta Diop ; Une violence qui, outre les trop nombreux blessés, s’est aussi soldée par la mort de l’étudiant en médecine Abdoulaye Ba».
S’inclinant devant la mémoire de ce jeune sénégalais. Le FDR, affirme que «Cette mort est inacceptable», et que «la violence exercée sur les étudiants dont le seul tort est de réclamer le paiement de leurs bourses pour espérer pouvoir étudier dans des conditions- même minimales- de réussite est impardonnable».
Souhaitant un prompt rétablissement aux blessés et condamnant sans réserve l’intervention des forces de défense et de sécurité dans les universités et demandant que toutes les responsabilités, soient situées, le FDR promet de revenir sur le sujet prochainement.
 
«Le temps est plus que venu de se lever et de dire non… »
 
En, attendant, il appelle à la mobilisation contre le régime en place.
«Peuple sénégalais, l’heure est à l’action. (…). L’heure n’est plus à l’observation ou à la dénonciation : elle est à la résistance concrète. Autrement dit, le temps est plus que venu de se lever et de dire NON !», affirment Massaly et Cie. Pour qui, «le Sénégal traverse l'une des périodes les plus sombres de son histoire». Et que «l’immense espoir de changement de la majorité des citoyens sénégalais se transforme, sous les yeux de tous, en un véritable cauchemar».
«Le gouvernement, par son incompétence, a fini de plonger l’économie du pays dans un gouffre sans fond. L’État, dépourvu de toute vision économique porteuse, se limite désormais à un matraquage fiscal constant qui, en même temps qu’il étouffe les citoyens, paralyse pratiquement tous les secteurs productifs. Les travailleurs, y compris ceux qui ne sont pas licenciés à tour de bras, ne savent où donner de la tête, étant confrontés aux rigueurs du loyer, à la cherté de la vie, à la précarité accrue des emplois», déplore le FDR.
Pour le parti d’opposition, «l’État sénégalais vit dorénavant d’expédients. Après l'échec de son "soul bouki souli bouki", il se transforme en "adou kalpé", dépouillant sans gêne le peuple pour maintenir un train de vie dispendieux».
A en croire le FDR, les secteurs stratégiques des mines et du BTP sont plongés dans un marasme désolant qui contribue à l’aggravation du chômage et à la paupérisation des populations. Les paysans sont obligés de brader leurs récoltes pour survivre, dans l'indifférence totale d'un gouvernement cynique dont les promesses démagogiques sont sans lendemain. Le processus de remise en cause des bourses est lancé…
Par ailleurs, relativement au piratage à la DAF, le FDR ne se contente pas de «constater avec désolation la faillite généralisée de l’État». «ll exige la mise en place immédiate d’une commission d’enquête avec la présence des partis, de la société civile, la Commission des Données personnelles (CDP) et de la Commission électorale nationale autonome (CENA) pour situer les responsabilités sur les failles de sécurité avérées de notre système de gestion des cartes d’identité, des passeports et des cartes d’électeurs», dit-il.
«Ensemble, et pour une question de sécurité nationale et de transparence, nous devons mesurer les conséquences de l’intrusion des rançonneurs dans le système. Qui plus est, l’accord signé avec Starlink, dans une opacité préoccupante, fait peser de sérieux risques sur la souveraineté numérique du Sénégal», ajoute le FDR.
Qui se demande, par rapport à Satrlink : «Comment des populations rurales -pour la plupart exsangues- vont-elles payer, sans subvention, les kits de 3 connexions et les redevances mensuelles alors que certaines d’entre elles ne disposent même pas d’électricité ? » Quel que soit le cas de figure retenu, le FDR exige la transparence totale sur ces négociations afin de dissiper, les soupçons légitimes de commissions occultes.
 
«Un chaos institutionnel organisé par le Chef du gouvernement qui multiplie les attaques contre l'institution judiciaire, voire le Président de la République»
 
Sous un autre rapport, le parti d’opposition note «un chaos institutionnel organisé par le Chef du gouvernement qui multiplie les attaques contre l'institution judiciaire, voire le Président de la République». «La justice quant à elle est confisquée au profit d'un projet de vengeance personnelle contre les leaders de l’opposition et les leaders d’opinion. Un projet qui tourne au ridicule avec le cas du député Farba Ngom. En effet, le ministre de la Justice s'érige en procureur pour maintenir en cellule un homme libéré par le juge. Madame le Ministre ne se gêne pas pour s'accrocher à des détails futiles après l'effondrement de fausses accusations portant sur des milliards», renchérissent Massaly et Cie.
En définitive, constatant «un profond mal-être ressenti » dans nos villes et nos campagnes, le FDR en conclut que «le temps est donc venu pour notre peuple de se lever comme un seul homme aux fins de faire face. Car trop, c’est trop ! ».
«Il faut sauver le Sénégal, son économie, sa stabilité, sa démocratie, ses libertés ! Il faut retenir la main des destructeurs, ne plus les laisser faire pour seulement constater les dégâts ! Le FDR lance un appel pressant à toutes les forces vives de la nation : réalisons la jonction des luttes sectorielles dans un puissant mouvement populaire et sortons notre pays de l’ornière !», invite le parti. Qui appelle à un rassemblement  Le 16 février, le FDR appelle «à se rendre massivement à l’Assemblée nationale pour dire, d’une seule voix, non à l’acharnement judiciaire contre Farba Ngom contre les opposants, les journalistes, les chroniqueurs, les leaders d’opinion ! ».
«Cette mobilisation devrait être suivie d’une série d’autres actions de grande ampleur jusqu'à ce que la justice soit restaurée et que la trajectoire de notre pays soit rectifiée. Pour le Sénégal, pour notre avenir, levons-nous car il commence à se faire tard ! », conclut le FDR.
Thiesplus




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