DIAGNA NDIAYE A LA TETE DU CNOSS : l’empreinte indélébile d’un bâtisseur et meneur d’hommes


Rédigé le Mardi 24 Mars 2026 à 08:33 | Lu 78 commentaire(s)


Le président Diagna Ndiaye va quitter la tête du CNOSS en décembre prochain. Une décision qu’il a de lui-même prise, alors qu’il a la possibilité de se représenter. Et il partira la tête haute, en véritable bâtisseur et meneur d’homme, qui a beaucoup apporté à la construction, à la promotion et au développement du sport national.


«Je pense qu’il y a tellement de talents autour de moi, dans les fédérations du Sénégal. Les textes me permettaient de me présenter, mais j’ai considéré qu’il faut passer le ballon maintenant. Pour moi, c’était une mission, et ma mission est terminée», a expliqué Mamadou Diagna Ndiaye, à l’issue de l’Assemblée générale du CNOSS du samedi 14 février.
 
Le CNOSS sur un fleuve tranquille durant son magistère
 
En décembre 2026, c’est la tête haute que Mamadou Diagna Ndiaye va quitter la présidence du CNOSS. En effet, l’homme laisse un bilan reluisant.
D’abord, il y a le bilan immatériel sur lequel on n’insiste pas souvent. Sous son magistère, la gestion et l’administration du CNOSS a connu une certaine transparence et plus de rigueur. Ce qui a installé une solide stabilité au niveau de l’Instance faitière des fédérations sportives. Les querelles de positionnement, les ratés organisationnels, les scandales financiers n’ont jamais secoué le CNOSS sous sa présidence.
 
«Vous n’avez jamais entendu de scandales depuis que je préside le comité. On n’a jamais eu de polémique «dougouneu fi, gueuneu fi». C’est une belle équipe», s’est-il félicité.
 
Par ailleurs, Mamadou Diagna Ndiaye a été l’artisan de l’apaisement et du retour de la stabilité dans plusieurs fédérations qui ont eu à traverser des crises majeures.
 
Artisan du retour de la stabilité dans le football après sa crise majeure de 2007
 
C’est le cas de la Fédération sénégalaise de football qui a vécu sa plus grande crise en 2007, avec l’opposition du cadre de concertation des présidents de clubs (CCPC). Une crise qui a failli faire basculer pour longtemps le football national dans les abimes. Prenant son bâton de pèlerin, avec d’autres acteurs, le président Diagna Ndiaye avait fini par rapprocher les deux camps.
Mieux, avec la mise en place du Comité de normalisation du football, il a été tout naturellement porté à sa tête. Et avec son équipe, il a fait un travail remarquable qui a abouti à la révision des textes pour les mettre en conformité avec ceux de la FIFA ; à l’assainissement de la gestion administrative et financière ; ainsi qu’à l’organisation de nouvelles élections et l’installation d’une nouvelle équipe fédérale légitime et légale.
 
De même, en 2013, aux côté du ministre des sports d’alors Mbagnick Ndiaye et Saër Seck de la Ligue pro, il avait pesé de toute son influence pour rapprocher la FSF et les arbitres qui étaient à couteaux tirés, menaçant le bon déroulement des compétitions.
 
Ces actions de médiation et de pacification des fédérations et du monde sportif, Diagna Ndiaye les a répétés durant tout son magistère avec un résultat probant. Le paysage sportif national brille par son stabilité, malgré des remous passagers dans quelques fédérations.
Et cette stabilité aura été un terreau fertile pour cultiver les résultats largement positifs. Sous la houlette du président Ndiaye, et malgré les moyens limités, le soutien moral, matériel et financier du CNOSS n’a jamais manqué aux fédérations, devenues plus performantes pour la majeure partie.
 
Un bilan matériel visible à travers plusieurs fédérations
 
La bonne organisation laissée au niveau de la FSF a été renforcée donnant aujourd’hui au Sénégal beaucoup de satisfaction avec deux coupes d’Afrique en sénior, une coupe d’Afrique dans les différentes équipes de petite catégorie, une dizaine de Can en foot de plage...
Au niveau du basket, l’accompagnement du CNOSS a permis en un moment de dépasser les crises internes et de redorer le blason de la discipline.
En athlétisme, même s’il n’y a pas encore une médaille olympique à son actif, il y a eu  beaucoup d’investissement dans la formation et l’accompagnement des athlètes et des techniciens. Des efforts renforcés avec la perspective de JOJ que le Sénégal organise dans quelques mois.
Il en est de même dans les autres fédérations, notamment celles des arts martiaux...
 
Au service du sport national pour toujours
 
Par ailleurs, Diagna Ndiaye, c’est l’incarnation de la voix audible et respectée du Sénégal dans le sport mondial. Le président du CNOSS jouit d’une excellente réputation auprès de ses pairs des instances internationales (CIO), dans lesquelles, il porte haut le drapeau du pays.
D’ailleurs, après son départ de la tête du CNOSS, il s’engage dès à présent à continuer de servir le sport sénégalais au sein de ses instances internationales, qui on le sait, interviennent, notamment par des financements et appuis divers dans la bonnes marches des Comités olympiques nationaux et des fédérations.
 
«Je ne serai pas loin puisque je suis toujours au niveau international, dans le sport. Cela me permettra de les aider, de les bousculer un peu plus, s’il le faut», a-t-il promis, avant son départ, après les Jeux Olympiques de la Jeu­nesse (Cojoj) que le Sénégal abrite du 31 octobre au 13 novembre 2026.
 
Les JOJ : la couronne du magistère
 
Les JOJ qui resteront sans doute comme un élément central du bilan largement positif laissé par Diagna Ndiaye. En effet, la compétition est exceptionnelle par sa dimension mondiale et le nombre de pays et d’athlètes participants, mais aussi de spectateurs et de téléspectateurs. C’est par son talent et son carnet d’adresse, que le Sénégal a pu décrocher la compétition, qui sera tenue pour la première fois sur le continent africain. Un grand honneur et une vitrine mondiale pour le Sénégal, qui sera l’attraction mondiale pendant un mois.  
Mbaye THIANDOUM



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