ENERGIE ET PETROLE : Dr Abdourahmane Diouf fixe le nouveau cap et rassure...


Rédigé le Vendredi 12 Juin 2026 à 09:46 | Lu 39 commentaire(s)


Nouveau ministre de l’énergie et du pétrole, Dr Abdourahmane Diouf a pris hier fonction. Une occasion pour lui, de rendre hommage à son prédécesseur, mais aussi et surtout de fixer le nouveau cap, avec quatre priorités et trois valeurs comme base de la collaboration avec l’administration du secteur.


«C’est avec humilité, avec gratitude, et avec un profond sens de la responsabilité, que je prends aujourd’hui mes fonctions...», a déclaré d’emblée le nouveau patron du département du pétrole et de l’énergie.
Qui ne manque pas d’exprimer d’abord sa reconnaissance au président de la république et son premier ministre pour la «confiance» qu’ils lui ont accordé, en lui confiant, dit-il, «ce département stratégique au cœur des ambitions de transformation économique et sociales de notre pays».
«Je mesure pleinement l’ampleur de la mission qui m’est confiée», a insisté Dr Abdourahmane Diouf. Qui est d’autant plus engagé, que, selon lui, «l’énergie n’est pas un secteur comme les autres ; elle éclaire les foyers, alimente les entreprises, soutient les agricultures, les hôpitaux, les écoles et les administrations».
 
«Je mesure pleinement l’ampleur de la mission qui m’est confiée... l’énergie n’est pas un secteur comme les autres»
 
Convainc qu’ils sont «au cœur de la compétitivité de notre économie, et de la qualité de vie» des populations, le ministre de tutelle d’affirmer que le pétrole et le gaz constituent des ressources stratégique, dont la bonne gestion conditionnera le développement économique et social du pays».
Poursuivant, Dr Diouf de noter que «les grands défis du développement ne peuvent être relevé qu’à travers une vision cohérente, une administration forte, et une mobilisation collective des compétences nationales».
Aussi indique-t-il que «l’énergie est au carrefour de ses dimension», car, «elle mobilise la science, elle mobilise l’innovation, elle mobilise les investissements, elle mobilise les territoires... ».
C’est pourquoi, il dit arriver dans ce ministère, avec la conviction que relever les défis énergétiques qui se posent au Sénégal sera avant tout, le fruit de l’intelligence collective, de la compétence technique et d’une gouvernance exemplaire...
 
«L’énergie ne doit pas être seulement un secteur performant, elle doit être un levier de prospérité»
 
A en croire le nouveau ministre de l’énergie et du pétrole, «le Sénégal entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de son histoire énergétique».
Une nouvelle phase qui, soutient-il, appelle une ambition renouvelée, une ambition de souveraineté énergétique, une ambition de compétitivité économique, une ambition de passer à une énergie fiable, moderne et abordable, une ambition de valorisation optimale de nos ressources pétrolière et gazières, une ambition de transition énergétique compatible avec les impératifs du développement durable.
«Notre responsabilité collective est de faire en sorte que chaque mégawatt produit, chaque molécule de gaz valorisé, et chaque baril extrait contribuent à l’amélioration des conditions de vie de nos concitoyens», affirme Dr Diouf.
Qui reste persuadé que «l’énergie ne doit pas être seulement un secteur performant, elle doit être un levier de prospérité». Et en ce sens, il fixe quatre priorités.
«La première est la consolidation de notre sécurité énergétique Nous devons garantir durablement l’approvisionnement du pays en énergie, réduire les vulnérabilité et assurer la résilience de notre système énergétique».
«La deuxième est l’amélioration continue de l’accès à l’électricité et la qualité du service rendu aux populations. L’énergie doit être fiable, disponible et accessible à tous», poursuit-t-il.
«La 3e priorité, informe le ministre, est la valorisation énergétique de nos ressources pétrolières et gazière». En ce sens, il rappelle que «notre ambition est donc claire. Faire du gaz et du pétrole des instruments de transformation économique, d’industrialisation, de création d’emplois et de développement».
La 4e priorité, soutient-il, est «l’accélération de la transition énergétique».
Par ailleurs, Dr Diouf note que son passage au ministère de l’environnement et de la transition écologique l’a conforté dans sa conviction que «le développement énergétique et la préservation de l’environnement ne sont pas contradictoires, ils doivent au contraire se renforcer mutuellement».  
Ainsi, pour lui, le Sénégal doit poursuivre le développement des énergies renouvelables, tout en assurant la compétitivité et la stabilité de son système énergétique.



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