«FONDS SPECIAUX», BUDGET DE L’ASSEMBLEE : Thierno Alassane Sall met les pieds dans le plat


Rédigé le Mardi 11 Aout 2026 à 08:36 | Lu 17 commentaire(s)


Les fonds politiques et la gestion du budget de l’Assemblée nationale préoccupe Thierno Alassane Sall. Qui pointe du doigt, « un manque persistant de transparence». Il s’exprimait après l’ouverture, hier, de la session extraordinaire du parlement.


Alors que la majorité veut régenter les fonds politiques, notamment ceux du président de la République, Thierno Alassane Sall lui, remet sur la table la question de la transparence dans l’utilisation du budget de l’assemblée nationale. Une question d’autant plus préoccupante pour lui que depuis deux ans il n’arrive à avoir les informations et éclairages qu’il demande à ce sujet. Selon TAS, le  budget de l’institution est géré en dehors des dispositions prévues par le règlement intérieur. Le règlement intérieur, qui, selon le leader de la République des valeurs, stipule clairement que c’est à la questure qui doit rendre compte aux députés des questions relatives aux salaires, aux recrutements, aux voyages. Or, à l’en croire, c’est une partie de la majorité du PASTEF qui se réunit directement avec le président de l’Assemblée nationale pour prendre les décisions sur ces question, en dehors du cadre statutaire. Et Thierno Alassane Sall vise surtout les récents recrutements opérés par le nouveau président de l’institution, Ousmane Sonko. Qui, dénonce le député, a fait venir à l’Assemblée nationale, plusieurs de ses collaborateurs issus des rangs de Pastef et de les avoir «casés» au sein de l’Assemblée. Et c’est d’autant plus déplorable pour lui que les besoins réels porteraient sur le recrutement d’assistants parlementaires. Insistant sur les «fonds politiques » de l’assemblée, il soutient qu’ils n’ont jamais été soumis au vote de l’Assemblée nationale. Ils seraient intégrés au budget sous l’appellation de «fonds spéciaux», sans validation parlementaire formelle. Pour le député, c’est à la limite un détournement par le président de l’Assemblée nationale, s’il utilise ces fonds assimilés à des fonds politiques. Par ailleurs, il trouve qu’il y a une nette différence entre les crédits votés pour le renseignement au niveau de la présidence de la République et «ces fonds politiques contestés à l’Assemblée».



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