«Ce que nous accomplissons aujourd'hui est un acte fondateur. Un nouveau pas vers la refondation de notre République. Un acte de responsabilité collective face à l'histoire», a déclaré d’entrée Maguette Sène devant ses alliés et partisans. «Ce pays a une histoire qui nous oblige. Depuis les empires du Djolof et du Tekrour jusqu'à l'indépendance du 4 avril 1960, le peuple sénégalais a toujours su se lever pour défendre sa dignité», poursuit-il. Et de rappeler que le pays a une histoire qui nous oblige à travailler en ce sens. «Soixante-six ans de stabilité. Trois alternances pacifiques, 2000, 2012, 2024, portées par des générations de citoyens qui ont cru en la force des urnes. Nous sommes les héritiers de cette histoire», soutient l’honorable député-maire de Malicounda. Qui dresse le tableau actuel de la situation peu reluisante du pays. «Le Sénégal compte 19,5 millions d'habitants, dont 74,9 % ont moins de 35 ans. La moitié des Sénégalais a moins de 19 ans. Un lycéen sur deux échoue au baccalauréat. 46,8 % des jeunes de 15 à 24 ans sont sans emploi, sans école, sans formation. Et 90 % des travailleurs survivent dans l'économie informelle. Le taux de pauvreté stagne à 37,5 % au niveau national mais frappe plus de 53 % de nos compatriotes en milieu rural», énumère le leader de And Nawlé/ La marche des territoires. Qui ajoute que «le drame est aussi territorial», avec la région de Dakar qui représente 0,3 % de notre territoire et concentre 55 % du PIB national, 80 % de l'activité industrielle, 90 % des emplois formels. Cette concentration a rendu Dakar invivable. «C'est un modèle qui a tout concentré en un seul point jusqu'à ce que ce point explose, et que le reste du pays se vide. De Saint-Louis à Ziguinchor, de Tambacounda à Matam, nos territoires regardent partir leur jeunesse».
«Le véritable développement du Sénégal doit se construire à partir des collectivités territoriales et avec les collectivités territoriales»
Mais pour lui, «cette situation n’est ni une fatalité ni une stratégie durable. Nous devons changer de modèle». En effet, il reste convaincu que «le véritable développement du Sénégal doit se construire à partir des collectivités territoriales et avec les collectivités territoriales». «L’État central ne peut pas tout faire. Et il ne doit pas tout faire. Nous devons passer d’une logique où les territoires attendent les décisions et les moyens de l’État à une logique où l’État donne aux territoires les moyens d’agir, de décider et de produire des résultats», insiste l’ancien DG du COUD. Pur qui, la décentralisation ne doit donc plus être seulement administrative. Elle doit devenir une véritable décentralisation des moyens, des responsabilités et des capacités d’action, avec des mécanismes de contrôle, d’évaluation et de reddition des comptes. C’est ainsi, dit-il, que nous pourrons accélérer les investissements de proximité et répondre plus efficacement aux besoins réels des populations. Poursuivant, Maguette Sène décline la vision de sa coalition, qui s’appuie sur des priorités simples et concrètes : La santé, avec davantage d’infrastructures sanitaires de proximité pour tendre vers un accès universel aux soins ; L’éducation, avec la construction de salles de classe, d’écoles et de collèges adaptés aux besoins de chaque territoire ; L’accès universel à l’eau, en donnant aux collectivités les moyens de multiplier les forages et d’étendre les réseaux là où les populations en ont besoin ; L’accès universel à l’électricité, notamment dans les zones rurales, en faisant davantage confiance aux collectivités pour porter des solutions adaptées à leurs territoires ; L’autonomisation des femmes, par la formation, l’accompagnement, le financement et le développement de l’entrepreneuriat féminin ; La formation professionnelle et l’emploi des jeunes, avec des centres de formation au niveau des communes, le développement de l’agriculture moderne et des périmètres maraîchers, afin que notre jeunesse puisse construire son avenir dans son propre territoire. «La valorisation de nos secteurs productifs : l’élevage, la pêche, l’artisanat, le commerce, le transport et le secteur informel doivent être mieux structurés, accompagnés et intégrés aux politiques de développement territorial», ajoute M. Sène.
La coalition and liggey gox yi avec 15 partis et mouvements politiques, une dizaine de maires en exercice, 02 présidents de conseil départemental, deux députés.
«Ce pays a besoin d'un rééquilibrage total, territorial, économique, institutionnel. Construire des territoires viables et prospères, où l'école est proche, le soin accessible, le travail possible. Pour que rester chez soi redevienne un choix libre et assumé. C'est cette conviction qui a donné son nom à notre coalition, And Liggueey gow yi/ La marche des territoires». «Cette coalition est née du terrain. Dans les municipalités, dans les marchés, dans les prairies, dans les champs, dans les quais, dans les stades, dans les réalités que vivent chaque jour les populations de ce pays. Elle rassemble 15 partis et mouvements politiques, une dizaine de maires en exercice, 02 présidents de conseil départemental, deux députés. Elle rassemble aussi des experts d'envergure nationale et internationale, des acteurs économiques qui créent de la richesse dans leurs territoires sans attendre la permission de personne. Des femmes et des hommes qui n'arrivent pas les mains vides mais plutôt avec des résultats : des communes transformées, des milliers de jeunes et de femmes formés et financés, bien avant que ce soit un enjeu électoral. «Notre priorité est claire, répondre à l'urgence que vivent les populations. Nous voulons des femmes et des hommes compétents à la tête de chaque collectivité territoriale. Ce qui compte, c'est la compétence, l'engagement et les résultats», indique le leader de la coalition. Qui se projette dans l’avenir. «Dès 2027, les collectivités territoriales administrées par notre coalition seront les premières preuves de ce changement. Un mandat entier pour transformer. Et c'est sur cette démonstration que nous porterons l'alternance que ce pays mérite, construite depuis le bas, validée par les résultats», dit-il. Confiant pour l’avenir du Sénégal, Maguette Sène affirme que c’est «parce que les ressources sont là. La terre est là. L'intelligence est là. La jeunesse est là. Nulle part ailleurs en Afrique de l'Ouest ce potentiel n'est aussi massif, aussi concentré, aussi prêt à produire. Preuve qu'il n'y a pas de territoire pauvre, mais seulement des esprits pauvres». «Nous rêvons d'un maire qui gouverne avec une vraie autonomie et une vraie redevabilité devant ses habitants. Ce Sénégal est un choix. Un choix de gouvernance. Un choix de civilisation. Et ce choix exige des dirigeants qui mesurent leur succès au nombre de jeunes restés dans leur terroir. Voilà l'exigence que notre coalition pose devant l'histoire», conclut-il.
Ousmane SY
«Le véritable développement du Sénégal doit se construire à partir des collectivités territoriales et avec les collectivités territoriales»
Mais pour lui, «cette situation n’est ni une fatalité ni une stratégie durable. Nous devons changer de modèle». En effet, il reste convaincu que «le véritable développement du Sénégal doit se construire à partir des collectivités territoriales et avec les collectivités territoriales». «L’État central ne peut pas tout faire. Et il ne doit pas tout faire. Nous devons passer d’une logique où les territoires attendent les décisions et les moyens de l’État à une logique où l’État donne aux territoires les moyens d’agir, de décider et de produire des résultats», insiste l’ancien DG du COUD. Pur qui, la décentralisation ne doit donc plus être seulement administrative. Elle doit devenir une véritable décentralisation des moyens, des responsabilités et des capacités d’action, avec des mécanismes de contrôle, d’évaluation et de reddition des comptes. C’est ainsi, dit-il, que nous pourrons accélérer les investissements de proximité et répondre plus efficacement aux besoins réels des populations. Poursuivant, Maguette Sène décline la vision de sa coalition, qui s’appuie sur des priorités simples et concrètes : La santé, avec davantage d’infrastructures sanitaires de proximité pour tendre vers un accès universel aux soins ; L’éducation, avec la construction de salles de classe, d’écoles et de collèges adaptés aux besoins de chaque territoire ; L’accès universel à l’eau, en donnant aux collectivités les moyens de multiplier les forages et d’étendre les réseaux là où les populations en ont besoin ; L’accès universel à l’électricité, notamment dans les zones rurales, en faisant davantage confiance aux collectivités pour porter des solutions adaptées à leurs territoires ; L’autonomisation des femmes, par la formation, l’accompagnement, le financement et le développement de l’entrepreneuriat féminin ; La formation professionnelle et l’emploi des jeunes, avec des centres de formation au niveau des communes, le développement de l’agriculture moderne et des périmètres maraîchers, afin que notre jeunesse puisse construire son avenir dans son propre territoire. «La valorisation de nos secteurs productifs : l’élevage, la pêche, l’artisanat, le commerce, le transport et le secteur informel doivent être mieux structurés, accompagnés et intégrés aux politiques de développement territorial», ajoute M. Sène.
La coalition and liggey gox yi avec 15 partis et mouvements politiques, une dizaine de maires en exercice, 02 présidents de conseil départemental, deux députés.
«Ce pays a besoin d'un rééquilibrage total, territorial, économique, institutionnel. Construire des territoires viables et prospères, où l'école est proche, le soin accessible, le travail possible. Pour que rester chez soi redevienne un choix libre et assumé. C'est cette conviction qui a donné son nom à notre coalition, And Liggueey gow yi/ La marche des territoires». «Cette coalition est née du terrain. Dans les municipalités, dans les marchés, dans les prairies, dans les champs, dans les quais, dans les stades, dans les réalités que vivent chaque jour les populations de ce pays. Elle rassemble 15 partis et mouvements politiques, une dizaine de maires en exercice, 02 présidents de conseil départemental, deux députés. Elle rassemble aussi des experts d'envergure nationale et internationale, des acteurs économiques qui créent de la richesse dans leurs territoires sans attendre la permission de personne. Des femmes et des hommes qui n'arrivent pas les mains vides mais plutôt avec des résultats : des communes transformées, des milliers de jeunes et de femmes formés et financés, bien avant que ce soit un enjeu électoral. «Notre priorité est claire, répondre à l'urgence que vivent les populations. Nous voulons des femmes et des hommes compétents à la tête de chaque collectivité territoriale. Ce qui compte, c'est la compétence, l'engagement et les résultats», indique le leader de la coalition. Qui se projette dans l’avenir. «Dès 2027, les collectivités territoriales administrées par notre coalition seront les premières preuves de ce changement. Un mandat entier pour transformer. Et c'est sur cette démonstration que nous porterons l'alternance que ce pays mérite, construite depuis le bas, validée par les résultats», dit-il. Confiant pour l’avenir du Sénégal, Maguette Sène affirme que c’est «parce que les ressources sont là. La terre est là. L'intelligence est là. La jeunesse est là. Nulle part ailleurs en Afrique de l'Ouest ce potentiel n'est aussi massif, aussi concentré, aussi prêt à produire. Preuve qu'il n'y a pas de territoire pauvre, mais seulement des esprits pauvres». «Nous rêvons d'un maire qui gouverne avec une vraie autonomie et une vraie redevabilité devant ses habitants. Ce Sénégal est un choix. Un choix de gouvernance. Un choix de civilisation. Et ce choix exige des dirigeants qui mesurent leur succès au nombre de jeunes restés dans leur terroir. Voilà l'exigence que notre coalition pose devant l'histoire», conclut-il.
Ousmane SY