MEETING DE MBOUR : Diomaye «investi», Sonko égratigné


Rédigé le Lundi 11 Mai 2026 à 10:27 | Lu 46 commentaire(s)


La coalition Diomaye président a fait, samedi, son premier grand meeting. Une occasion pour Mimi Touré, Serigne Guèye Diop, Abdourahmane Diouf et autres, de lancer «l’appel de Mbour» pour la mobilisation derrière le chef de l’Etat, qu’ils veulent voir se représenter pour un second mandat en 2029. Par ailleurs, les têtes de file de la coalition présidentielle ne se sont pas fait prier pour clouer au pilori Sonko et PASTEFT, tout en se gardant de les citer nommément.


«Après deux ans de pouvoir, suite à l’élection du président de la république, on peut dire que ce n’est pas encore le moment de faire un bilan. Mais il est bon en un moment donné, de faire un bilan d’étape, pour rendre compte aux populations qui ont élu le chef de l’Etat, des avancées de la mission qui lui ait confiée», a précisé d’emblée Abdourahmane Diouf, sur le sens du meeting de Mbour. «Depuis deux ans, le président Diomaye Faye, avec son gouvernement travaillent et font tout pour prendre en charge les préoccupations des sénégalais. Le président est en train de faire un excellent travail qui commence à se faire sentir, et se fera sentir beaucoup plus dans les trois ans à venir, mais aussi après 2029», a ajouté le ministre de l’environnement et de la transition écologique. Qui reconnaît tout de même que la mission confiée au chef de l’Etat n’est pas du tout facile, vu l’Etat dans lequel il a hérité du pays. «Le pays était dans une situation telle que pour le redresser, il faut démarrer par des fondements solides et surs. On ne doit pas commencer en bricolant, en voulant coute que coute montrer des résultats, en voulant prouver qu’on travaille...», explique-t-il. Pour lui, avec le président Diomaye Faye on a «la garantie de développement», grâce à ce qui a été «semé pour les jeunes, pour les femmes, pour le secteur privé, pour les Sénégalais d’ici et de la diaspora». Mieux, l’allié et collaborateur du chef de l’Etat affirme que «très bientôt, on va faire la moisson», de tout ce que le président Faye et son régime ont semé et sont en train de cultiver.
 
«Pendant ces deux ans, le président s’est attelé à poser des fondations...»
 
Abondant dans le même sens, soc collègue du commerce, Serigne Guèye Diop peint un bilan reluisant des deux ans de pouvoir du chef de l’Etat. «Le président, en 24 mois, a fait que qu’aucun autre (de ses prédécesseurs) n’a fait. Il est en train de mettre en place 30 nouvelles zones industrielles dans tout le Sénégal, pour que les jeunes aient du travail, pour que les localités et le pays puissent se développer. Il est en train de construire des usines, des hôpitaux... Il a réduit les prix du riz, de l’huile et d’autres denrées alimentaires, d’un montant globe de 342 milliards. Personne ne l’a fait auparavant... Aujourd’hui on travaille sur l’emploi des jeunes, les bourses familiales,...», a déclaré le coordonnateur départemental de Mbour, de la coalition Diomaye président. Et pour lui, cela n’est que le début. «On voudrait aussi faire comprendre que pendant ces deux ans, le président s’est attelé à poser des fondations», dit-il. Cela, explique-t-il, en changer les comportements avec le «jub jubal junati», en faisant en sorte que la justice soit indépendante et que le pays soit démocratique. «On est à la veille d’un grand changement. Reconstruire le Sénégal est un immense chantier, mais je n’ai jamais vu en deux ans autant de résultats. Dans 3 ans ? on fera du Sénégal, ce qu’on n’y a jamais vu : le Sénégal du gaz, du pétrole, des usines, le Sénégal respecté partout dans le monde», conclut-il sur le bilan d’étape.
 
«Nous ne reculerons pas. Si on doit se battre, on le fera, mais le président va se représenter en 2029. Nous ne sommes la propriété de personne»
 
Abordant les perspectives politiques, le responsable de la coalition présidentielle a ouvertement lancé la bataille de 2029, en justifiant une candidature du président Faye et en appelant la coalition à la massification. «On a dit que ceux qui accompagnent le président ne peuvent pas remplir une cabine téléphonique. Aujourd’hui, il y a 20 000 personnes, ici à Mbour», se réjouit-il. Et de fixer le cap : «A partir d’aujourd’hui, la coalition Diomaye va engager un nouveau combat, une nouvelle bataille. En 2029, le président doit solliciter un second mandat de 5 ans», affirme Serigne Guèye Diop. Et pour lui, il n’y a personne qui peut faire obstacle à cette ambition. «Le pays n’appartient à personne. Il n’y a aucun président qui a fait juste 5 ans (un mandat). Donc, nous de Mbour, du Sénégal, nous demandons au président Bassirou Diomaye Faye de se présenter à nouveau en 2029, pour gagner et continuer le travail entamé pour développer le Sénégal», assène-t-il. Non sans lancer une pique à la galaxie PASTEF dont les responsables et militants s’acharnent de plus en plus sur le chef de l’Etat qui aurait pour eux, «trahi» le projet et Sonko qui l’ont porté au pouvoir. «Si ça fait mal à quelqu’un, il n’a qu’à aller chercher ses cabines téléphoniques (les partis qui le soutiennent) ou faire ce qu’il veut, mais nous, c’est ce que nous allons faire (présenter Diomaye à la présidentielle)», chambre-t-il. Et de mettre en garde : «Nous ne reculera pas, nous ne faiblirons pas...Si on doit se battre on le fera. Si on doit se donner des coups de poings on le fera, mais le président va se représenter en 2029. Nous ne sommes la propriété de personne ; le Sénégal n’appartient à personne et personne ne le prendra en otage». Lançant «l’appel de Mbour», et invitant les populations, notamment les jeunes et les femmes, à soutenir le président de la république, qui, précise-t-il, n’a que 45 ans et peut diriger le pays 10 ans, Serigne Guèye Diop affirme que «la coalition Diomaye président est la coalition de l’avenir». «Nous sommes à la croisée des chemins. Aujourd’hui, on était venu faire une démonstration de force ; monter que nous sommes déterminés  et engagés. Et vous verra dans quelques temps ce qu’on va faire».
 
«Nous n’avons élu qu’un seul président. Ce président est le patron du Premier ministre, des ministres, des directeurs généraux...C’est le seul qui est aux commandes, et c’est le seul qui va rendre compte aux Sénégalais»
 
 
Un avertissement sans frais à Sonko et PASTEF, contre qui, sans les citer, Abdourahmane Diouf n’a pas mis de gants pour cogner. Répliquant à l’annonce d’un bilan qui sera fait bientôt par le Premier ministre, il a martelé : «Nous (coalition Diomaye président) nous faisons un bilan d’étape, mais aussi un bilan d’équipe. Les statistiques individuelles ne nous intéressent pas. Les échappées solitaires ne nous intéressent pas». Et de poursuivre sur ce ton : «Nous n’avons élu qu’un seul président. Ce président est le patron du Premier ministre, il est le patron des ministres, des directeurs généraux, des préfets, des gouverneurs, des maires....C’est le seul qui est aux commandes ; et c’est le seul qui va rendre compte aux Sénégalais». Et de ramener encore le tire de «gardien de la révolution» donné au Premier ministre et leader du PASTEF, pour le fustiger. «On a constaté que les gardiens sont de plus en plus nombreux dans le pays. Mais nous avons choisi le seul gardien qui vaille ; le gardien de la constitution. Et le gardien de la constitution, c’est naturellement le gardien des valeurs, le gardien des guides, le gardien des gardiens. C’est le gardien de la république, c’est le président Bassiroou Diomaye Faye», assène le ministre Diouf. Et au sujet de la comparaison des partis de la coalition Diomaye Président à des cabines téléphoniques par Sonko et PASTEF, il promet que la réunion de ces cabines téléphoniques fera des millions de cabines téléphoniques qui vont porter au pouvoir le président Faye, pour la seconde fois en 2029. Et contrairement à leur détracteur, il affirme qu’avec le président Faye, ils ont «choisi la paix, le dialogue». «On n’a pas un peuple de 54% et un autre de 46%. Il est le président de tous les Sénégalais. Il discute avec le secteur privé, il discute avec les partis de l’opposition...Il discute avec tout le monde, parce que ce qui l’intéresse, c’est le développement du Sénégal (...), c’est la république, rien que la république, ni de parti-Etat, ni d’Etat-parti», conclut-il.



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