«Permettez-moi d'être direct avec vous : le diplôme que vous tenez ce matin n'est pas une fin ; il est juste un commencement. En ma double qualité d’ingénieur polytechnicien et de Ministre en charge des Infrastructures, je voudrais vous livrer ce que je considère comme les piliers inébranlables du métier d'ingénieur», a déclaré M. Fall, après avoir salué les «années d'efforts intenses, les nuits studieuses, les sacrifices consentis et les ambitions cultivées avec persévérance», des sortants, mais non sans les avertir. «Être ingénieur polytechnicien n’est pas uniquement un titre académique ou professionnel, c’est aussi un état d’esprit et une culture fondée sur la rigueur, la performance, le pragmatisme et le résultat. Autour de vos années d’études, vous avez appris la précision des équations, la résistance des matériaux, la complexité des algorithmes, la mécanique des structures etc. Mais ce que l’EPT vous a véritablement transmis, c’est cette faculté à décomposer un problème complexe pour y apporter une solution durable et pragmatique. Dans le secteur des Infrastructures, je constate chaque jour à quel point notre pays et notre continent ont besoin de cette rigueur », ajoute le ministre.
«Vous confrontés à la réalité du terrain. Et sur le terrain, une seule doctrine doit gouverner vos projets : le respect absolu du triptyque coût, délai, qualité»
Il poursuit en expliquant que «l’ingénieur n’est pas seulement celui qui conçoit le monde de demain ; il est aussi celui qui le livre de manière responsable». Dans l’exercice de futures fonctions, que ce soit dans le secteur public ou privé, il souligne aux nouveaux diplômés, qu’ils seront confrontés à la réalité du terrain. Et sur le terrain, une seule doctrine doit gouverner vos projets : le respect absolu du triptyque coût, délai, qualité. «La notion de coût signifie que chaque franc CFA, chaque ressource optimisée est une plus-value pour notre collectivité et pour nos structures. En effet, l’ingénierie moderne n’est pas une surenchère technique mais plutôt l’art d’apporter la solution la plus performante au juste coût», insiste-t-il. En ce qui concerne le délai, rappelle-t-il, «force est de relever que dans le processus de développement d’un pays, le temps perdu ne se rattrape jamais. Un chantier qui prend du retard, c’est une école ou un centre de santé qui n’ouvre pas, une route qui ne désenclave pas un territoire, une économie qui patiente. Le respect des échéances est la première marque de votre professionnalisme». Quant à la qualité, elle constitue, dit-il à ses cadets, leur signature collective. «Les infrastructures que nous bâtissons aujourd’hui doivent survivre aux modes et résister au temps. C’est notre rigueur dans la conception des ouvrages qui en sera la seule garante», soutient Dethié Fall. Pour qui, il est important de souligner que l’ingénieur polytechnicien est, avant tout, un homme ou une femme de méthode. «Le calcul ne ment pas. La physique ne négocie pas. Vos décisions engageront des vies, des capitaux publics, des pans entiers du territoire national. Vous n'aurez pas le droit à l'approximation. La rigueur ne doit pas être une contrainte extérieure : elle doit devenir une seconde nature, un réflexe professionnel ancré dans chacune de vos démarches et décisions», conseille-t-il.
Une invite à rester à cheval sur les principes déontologiques et éthiques
Au-delà du respect de la doctrine du triptyque coût-délai, qualité, il invite les jeunes ingénieurs à porter en bandoulière la dimension la plus cruciale de notre métier d’ingénieur : la déontologie et de l’éthique. Et comme principes déontologiques fondamentaux à respecter, il cite : «L'honnêteté intellectuelle et technique : ne jamais certifier ce que vous n'avez pas vérifié, ne jamais valider ce que vous savez faux ; La confidentialité et le respect du secret professionnel : les informations sensibles dont vous serez dépositaires engagent des intérêts vitaux. Traitez-les avec la discrétion qu'elles méritent ; La loyauté et l'indépendance de jugement : restez loyal à votre employeur mais sans complaisance car votre avis technique doit demeurer libre, fondé sur la science et non sur le conformisme ou l'intérêt personnel ; Le refus de la corruption sous toutes ses formes : qu'elle soit monétaire, relationnelle etc. Un ingénieur corrompu est un danger public. Il n'est plus un professionnel, il est une menace ; Le respect de l'environnement et des générations futures ; La culture de la responsabilité : derrière chaque réalisation, il y aura une signature, et derrière cette signature, une responsabilité civile, pénale et morale. Assumer sa responsabilité, c'est refuser la culture de l'excuse et de l'esquive; L'esprit d’innovation et d'adaptation. Le monde évolue à une vitesse vertigineuse. L'intelligence artificielle, les énergies renouvelables, les infrastructures résilientes face au changement climatique : votre génération d'ingénieurs devra penser les solutions de demain avec les outils d'aujourd'hui. Ne vous enfermez jamais dans les certitudes du passé. L'ingénieur moderne est curieux, adaptable, ouvert au monde ; Le sens de l'intérêt général. Vous avez été formés, pour la plupart, grâce aux ressources de la Nation. Cela crée une dette, pas financière, mais morale. Une dette envers le peuple qui vous a portés jusqu'ici. Vos compétences sont au service du développement national, de l'amélioration des conditions de vie de nos concitoyens. Ne l'oubliez jamais». Poursuivant il souligne aux jeunes ingénieurs, que dans les ministères, dans les entreprises publiques et privées, ils seront confrontés à des situations qui mettront leur intégrité à l'épreuve. «Des contrats juteux, des pressions hiérarchiques, des compromis tentants. Je vous dis sans détour : l'intégrité est la pierre angulaire de toute carrière durable. Un ingénieur qui trahit la confiance de ses mandants pour un gain personnel ne détruit pas seulement sa réputation. Il compromet la sécurité des ouvrages qu'il certifie, il ruine la confiance que la société place dans la profession tout entière, et il trahit la mémoire de ses maîtres», avertit le ministre des infrastructures.
«Les besoins en infrastructures de qualité sont immenses... Vous êtes cette génération qui doit perpétuer ce legs que vos anciens et de hautes autorités dans ce pays vous ont laissé la nation attend»
Par ailleurs, Dethié Fall, qui est au cœur de l’action gouvernementale de souligner que «notre pays traverse une phase décisive de son histoire». Et que les besoins en infrastructures de qualité, routes, ponts, barrages, réseaux d'eau et d'énergie, bâtiments publics, l’économie numérique, systèmes aéronautiques, sont immenses. Aussi note-t-il que les défis du changement climatique, de l'urbanisation galopante, de la compétitivité économique nécessitent des ingénieurs compétents, engagés et intègres. «Vous êtes cette génération qui doit perpétuer ce legs que vos anciens ici présents dans la salle et de hautes autorités dans ce pays vous ont laissé la nation attend. Non pas des cadres enfermés dans des bureaux climatisés, mais des bâtisseurs qui s'impliquent sur le terrain, qui vont à la connaissance des réalités du pays, qui savent dialoguer avec les communautés locales autant qu'avec les partenaires internationaux».
«Vous confrontés à la réalité du terrain. Et sur le terrain, une seule doctrine doit gouverner vos projets : le respect absolu du triptyque coût, délai, qualité»
Il poursuit en expliquant que «l’ingénieur n’est pas seulement celui qui conçoit le monde de demain ; il est aussi celui qui le livre de manière responsable». Dans l’exercice de futures fonctions, que ce soit dans le secteur public ou privé, il souligne aux nouveaux diplômés, qu’ils seront confrontés à la réalité du terrain. Et sur le terrain, une seule doctrine doit gouverner vos projets : le respect absolu du triptyque coût, délai, qualité. «La notion de coût signifie que chaque franc CFA, chaque ressource optimisée est une plus-value pour notre collectivité et pour nos structures. En effet, l’ingénierie moderne n’est pas une surenchère technique mais plutôt l’art d’apporter la solution la plus performante au juste coût», insiste-t-il. En ce qui concerne le délai, rappelle-t-il, «force est de relever que dans le processus de développement d’un pays, le temps perdu ne se rattrape jamais. Un chantier qui prend du retard, c’est une école ou un centre de santé qui n’ouvre pas, une route qui ne désenclave pas un territoire, une économie qui patiente. Le respect des échéances est la première marque de votre professionnalisme». Quant à la qualité, elle constitue, dit-il à ses cadets, leur signature collective. «Les infrastructures que nous bâtissons aujourd’hui doivent survivre aux modes et résister au temps. C’est notre rigueur dans la conception des ouvrages qui en sera la seule garante», soutient Dethié Fall. Pour qui, il est important de souligner que l’ingénieur polytechnicien est, avant tout, un homme ou une femme de méthode. «Le calcul ne ment pas. La physique ne négocie pas. Vos décisions engageront des vies, des capitaux publics, des pans entiers du territoire national. Vous n'aurez pas le droit à l'approximation. La rigueur ne doit pas être une contrainte extérieure : elle doit devenir une seconde nature, un réflexe professionnel ancré dans chacune de vos démarches et décisions», conseille-t-il.
Une invite à rester à cheval sur les principes déontologiques et éthiques
Au-delà du respect de la doctrine du triptyque coût-délai, qualité, il invite les jeunes ingénieurs à porter en bandoulière la dimension la plus cruciale de notre métier d’ingénieur : la déontologie et de l’éthique. Et comme principes déontologiques fondamentaux à respecter, il cite : «L'honnêteté intellectuelle et technique : ne jamais certifier ce que vous n'avez pas vérifié, ne jamais valider ce que vous savez faux ; La confidentialité et le respect du secret professionnel : les informations sensibles dont vous serez dépositaires engagent des intérêts vitaux. Traitez-les avec la discrétion qu'elles méritent ; La loyauté et l'indépendance de jugement : restez loyal à votre employeur mais sans complaisance car votre avis technique doit demeurer libre, fondé sur la science et non sur le conformisme ou l'intérêt personnel ; Le refus de la corruption sous toutes ses formes : qu'elle soit monétaire, relationnelle etc. Un ingénieur corrompu est un danger public. Il n'est plus un professionnel, il est une menace ; Le respect de l'environnement et des générations futures ; La culture de la responsabilité : derrière chaque réalisation, il y aura une signature, et derrière cette signature, une responsabilité civile, pénale et morale. Assumer sa responsabilité, c'est refuser la culture de l'excuse et de l'esquive; L'esprit d’innovation et d'adaptation. Le monde évolue à une vitesse vertigineuse. L'intelligence artificielle, les énergies renouvelables, les infrastructures résilientes face au changement climatique : votre génération d'ingénieurs devra penser les solutions de demain avec les outils d'aujourd'hui. Ne vous enfermez jamais dans les certitudes du passé. L'ingénieur moderne est curieux, adaptable, ouvert au monde ; Le sens de l'intérêt général. Vous avez été formés, pour la plupart, grâce aux ressources de la Nation. Cela crée une dette, pas financière, mais morale. Une dette envers le peuple qui vous a portés jusqu'ici. Vos compétences sont au service du développement national, de l'amélioration des conditions de vie de nos concitoyens. Ne l'oubliez jamais». Poursuivant il souligne aux jeunes ingénieurs, que dans les ministères, dans les entreprises publiques et privées, ils seront confrontés à des situations qui mettront leur intégrité à l'épreuve. «Des contrats juteux, des pressions hiérarchiques, des compromis tentants. Je vous dis sans détour : l'intégrité est la pierre angulaire de toute carrière durable. Un ingénieur qui trahit la confiance de ses mandants pour un gain personnel ne détruit pas seulement sa réputation. Il compromet la sécurité des ouvrages qu'il certifie, il ruine la confiance que la société place dans la profession tout entière, et il trahit la mémoire de ses maîtres», avertit le ministre des infrastructures.
«Les besoins en infrastructures de qualité sont immenses... Vous êtes cette génération qui doit perpétuer ce legs que vos anciens et de hautes autorités dans ce pays vous ont laissé la nation attend»
Par ailleurs, Dethié Fall, qui est au cœur de l’action gouvernementale de souligner que «notre pays traverse une phase décisive de son histoire». Et que les besoins en infrastructures de qualité, routes, ponts, barrages, réseaux d'eau et d'énergie, bâtiments publics, l’économie numérique, systèmes aéronautiques, sont immenses. Aussi note-t-il que les défis du changement climatique, de l'urbanisation galopante, de la compétitivité économique nécessitent des ingénieurs compétents, engagés et intègres. «Vous êtes cette génération qui doit perpétuer ce legs que vos anciens ici présents dans la salle et de hautes autorités dans ce pays vous ont laissé la nation attend. Non pas des cadres enfermés dans des bureaux climatisés, mais des bâtisseurs qui s'impliquent sur le terrain, qui vont à la connaissance des réalités du pays, qui savent dialoguer avec les communautés locales autant qu'avec les partenaires internationaux».