Le Sénégal a décidé de traiter sa dette pour plus de soutenabilité. «Le traitement de la dette n'est donc pas une fin en soi. Il constitue un moyen de réduire progressivement la pression exercée sur le budget, de restaurer les marges de manœuvre de l'État et de préserver notre capacité à financer les priorités nationales», a souligné Cheikh Diba.
Qui trouve que ce plan de traitement de la dette doit à terme sortir le pays de la tourmente dans laquelle l’a plongé sa dette colossale. «C'est précisément pour apporter une réponse durable à cet endettement public élevé et éviter l'impasse que le gouvernement a constitué le Plan de traitement de la dette du Sénégal, le PTDS. (...).
Le Plan de traitement de la dette du Sénégal constitue une composante centrale du paquet de mesures qui accompagnent la nouvelle trajectoire économique et financière du Sénégal. Il est impulsé et piloté par notre gouvernement afin d'améliorer durablement le profil de notre dette et de restaurer notre capacité à financer le développement», a ajouté l’argentier de l’Etat.
Pour qui, «le PTDS est construit comme un paquet de solutions pour desserrer les contraintes de liquidité de l'État, mobiliser les partenaires du Sénégal, relancer l'offre de capitaux dans le pays, promouvoir l'investissement direct étranger et assurer la reprise des financements des partenaires».
«Apporter une réponse durable à cet endettement public élevé et éviter l'impasse»
Conçu pour réduire la dette de l’État et les charges qu’elle implique, le PTDS devra permettre aussi au Sénégal d’accélérer l’apurement de sa dette intérieure (entreprises locales), afin de réinjecter des ressources dans l’économie et d’améliorer la trésorerie des entreprises.
«Cela répondra aux préoccupations des entreprises qui génèrent des emplois et rémunèrent les Sénégalais», apprécie le ministre de tutelle. Le traitement de la dette permettra également la relance des investissements publics structurants et d’impulser «une dynamique vertueuse et porteuse d'espoir», marquée par «une dette plus soutenable, des finances publiques plus robustes, davantage de ressources consacrées à l'économie et une capacité d'investissement renforcée».
En définitive, Cheilh Diba assure que «la mise en œuvre du PTDS sera ordonnée, responsable et transparente, dans le respect du cadre institutionnel de notre pays et en concertation avec nos partenaires».
«Favoriser la reprise de l'investissement, soutenir le développement des entreprises et renforcer la création d'emplois»
En dehors du PTDS, Cheilh Diba souligne que le gouvernement compte poursuivre plusieurs réformes destinées à améliorer l’environnement des affaires et à favoriser la reprise de l’investissement privé.
En ce sens, il a annoncé la poursuite de la mise en œuvre du Code des investissements, entré en vigueur en février 2026, la révision de la loi sur les partenariats public-privé, le parachèvement des réformes du Code général des impôts et du Code des douanes...
D’autres réformes devraient porter sur la compétitivité des facteurs de production et le développement de filières à plus forte valeur ajoutée, en améliorant entre autres, l’accès au foncier et aux financements, particulièrement pour les petites et moyennes entreprises, et en renforçant le refinancement de la microfinance et à accélérer la transformation numérique de l’économie.
A en croire Cheikh Diba, ces réformes doivent «favoriser la reprise de l'investissement, soutenir le développement des entreprises et renforcer la création d'emplois».
Au final, pour lui, «l'accord technique et les réformes qui l'accompagnent ne sauraient être appréciés uniquement à travers des indicateurs budgétaires ou financiers», mais que «leur réussite se mesurera d'abord à leurs effets sur les conditions de vie des Sénégalais».
Corriger le système injuste des subventions : «65% de la subvention est allouée aux 20% de consommateurs les plus aisés»
Face à la presse, le ministre de l'Economie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, a abordé la question des subventions, notamment dans le secteur de l’énergie. Cheikh Diba déplore le fait que le système actuel de subvention généralisée bénéficie de manière aux plus aisés.
A l’en croire, 65% des subventions vont aux 20% de consommateurs les plus aisés. Une situation qu’il juge à la fois injuste sur le plan social et difficilement soutenable pour les finances publiques. «Je vous permets de répéter cette phrase : 65% de la subvention est allouée aux 20% de consommateurs les plus aisés», a affirmé le ministre.
Une situation qui pour lui, ne peut pas perdurer. C’est pourquoi, soutient-il, l’État doit abandonner cette logique de subvention généralisée et opter pour un dispositif davantage ciblé, qui permettrait de «mieux protéger les ménages les plus vulnérables tout en réduisant le poids financier des subventions».
Dans ce cadre, Cheikh Diba a souligné la nécessité d’accélérer la transformation du secteur énergétique, où va la plus grosse part des subventions, avec l’objectif de réduire jusqu’à 30% le coût de l’énergie.
«Dans le cadre du nouveau programme économique et financier, cette stratégie pourra être accélérée afin de fournir aux populations et aux industries une électricité moins chère et de renforcer la compétitivité de notre économie», a indiqué Cheikh Diba.
L’accord avec le FMI : «une réponse pour les besoins des populations...»
Cheikh Diba, qui s’exprimait dans le cadre de l’accord avec le FMI, s’en félicité. Et pour cause : «C’est une réponse pour les besoins des populations, la relance de l’économie (...) et une nouvelle dynamique dans le cadre du redressement, de la relance et du développement», a-t-il réagi.
Avec cet accord, note-t-il, le gouvernement vise à rétablir les équilibres budgétaires et améliorer la croissance économique, sans bouleverser ses fondements.
En effet, ajoute-t-il que l’accord avec le FMI devrait permettre au Sénégal d’accéder à des conditions de financement plus avantageuses et de relancer à la fois les investissements et le financement extérieur.
Mbaye THIANDOUM
Qui trouve que ce plan de traitement de la dette doit à terme sortir le pays de la tourmente dans laquelle l’a plongé sa dette colossale. «C'est précisément pour apporter une réponse durable à cet endettement public élevé et éviter l'impasse que le gouvernement a constitué le Plan de traitement de la dette du Sénégal, le PTDS. (...).
Le Plan de traitement de la dette du Sénégal constitue une composante centrale du paquet de mesures qui accompagnent la nouvelle trajectoire économique et financière du Sénégal. Il est impulsé et piloté par notre gouvernement afin d'améliorer durablement le profil de notre dette et de restaurer notre capacité à financer le développement», a ajouté l’argentier de l’Etat.
Pour qui, «le PTDS est construit comme un paquet de solutions pour desserrer les contraintes de liquidité de l'État, mobiliser les partenaires du Sénégal, relancer l'offre de capitaux dans le pays, promouvoir l'investissement direct étranger et assurer la reprise des financements des partenaires».
«Apporter une réponse durable à cet endettement public élevé et éviter l'impasse»
Conçu pour réduire la dette de l’État et les charges qu’elle implique, le PTDS devra permettre aussi au Sénégal d’accélérer l’apurement de sa dette intérieure (entreprises locales), afin de réinjecter des ressources dans l’économie et d’améliorer la trésorerie des entreprises.
«Cela répondra aux préoccupations des entreprises qui génèrent des emplois et rémunèrent les Sénégalais», apprécie le ministre de tutelle. Le traitement de la dette permettra également la relance des investissements publics structurants et d’impulser «une dynamique vertueuse et porteuse d'espoir», marquée par «une dette plus soutenable, des finances publiques plus robustes, davantage de ressources consacrées à l'économie et une capacité d'investissement renforcée».
En définitive, Cheilh Diba assure que «la mise en œuvre du PTDS sera ordonnée, responsable et transparente, dans le respect du cadre institutionnel de notre pays et en concertation avec nos partenaires».
«Favoriser la reprise de l'investissement, soutenir le développement des entreprises et renforcer la création d'emplois»
En dehors du PTDS, Cheilh Diba souligne que le gouvernement compte poursuivre plusieurs réformes destinées à améliorer l’environnement des affaires et à favoriser la reprise de l’investissement privé.
En ce sens, il a annoncé la poursuite de la mise en œuvre du Code des investissements, entré en vigueur en février 2026, la révision de la loi sur les partenariats public-privé, le parachèvement des réformes du Code général des impôts et du Code des douanes...
D’autres réformes devraient porter sur la compétitivité des facteurs de production et le développement de filières à plus forte valeur ajoutée, en améliorant entre autres, l’accès au foncier et aux financements, particulièrement pour les petites et moyennes entreprises, et en renforçant le refinancement de la microfinance et à accélérer la transformation numérique de l’économie.
A en croire Cheikh Diba, ces réformes doivent «favoriser la reprise de l'investissement, soutenir le développement des entreprises et renforcer la création d'emplois».
Au final, pour lui, «l'accord technique et les réformes qui l'accompagnent ne sauraient être appréciés uniquement à travers des indicateurs budgétaires ou financiers», mais que «leur réussite se mesurera d'abord à leurs effets sur les conditions de vie des Sénégalais».
Corriger le système injuste des subventions : «65% de la subvention est allouée aux 20% de consommateurs les plus aisés»
Face à la presse, le ministre de l'Economie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, a abordé la question des subventions, notamment dans le secteur de l’énergie. Cheikh Diba déplore le fait que le système actuel de subvention généralisée bénéficie de manière aux plus aisés.
A l’en croire, 65% des subventions vont aux 20% de consommateurs les plus aisés. Une situation qu’il juge à la fois injuste sur le plan social et difficilement soutenable pour les finances publiques. «Je vous permets de répéter cette phrase : 65% de la subvention est allouée aux 20% de consommateurs les plus aisés», a affirmé le ministre.
Une situation qui pour lui, ne peut pas perdurer. C’est pourquoi, soutient-il, l’État doit abandonner cette logique de subvention généralisée et opter pour un dispositif davantage ciblé, qui permettrait de «mieux protéger les ménages les plus vulnérables tout en réduisant le poids financier des subventions».
Dans ce cadre, Cheikh Diba a souligné la nécessité d’accélérer la transformation du secteur énergétique, où va la plus grosse part des subventions, avec l’objectif de réduire jusqu’à 30% le coût de l’énergie.
«Dans le cadre du nouveau programme économique et financier, cette stratégie pourra être accélérée afin de fournir aux populations et aux industries une électricité moins chère et de renforcer la compétitivité de notre économie», a indiqué Cheikh Diba.
L’accord avec le FMI : «une réponse pour les besoins des populations...»
Cheikh Diba, qui s’exprimait dans le cadre de l’accord avec le FMI, s’en félicité. Et pour cause : «C’est une réponse pour les besoins des populations, la relance de l’économie (...) et une nouvelle dynamique dans le cadre du redressement, de la relance et du développement», a-t-il réagi.
Avec cet accord, note-t-il, le gouvernement vise à rétablir les équilibres budgétaires et améliorer la croissance économique, sans bouleverser ses fondements.
En effet, ajoute-t-il que l’accord avec le FMI devrait permettre au Sénégal d’accéder à des conditions de financement plus avantageuses et de relancer à la fois les investissements et le financement extérieur.
Mbaye THIANDOUM