THIES : C. Fall condamné à 10 ans de réclusion pour vols à main armée la nuit


Rédigé le Mardi 9 Juin 2026 à 11:17 | Lu 8 commentaire(s)



La chambre criminelle du tribunal de grande instance de Thiès a rendu son verdict dans l'affaire d'association de malfaiteurs et de vol en réunion commis la nuit avec violences et port d’armes impliquant C. Fall et d'autres mis en cause introuvables. L'affaire a été jugée au cours de ce mois de mai. Après délibéré, la chambre a requalifié les faits en vol en réunion commis la nuit avec port d'armes et menaces. Elle a déclaré C. Fall coupable de ces chefs et l'a condamné à 10 ans de réclusion criminelle.

Selon l’acte d’accusation, dans la nuit du 4 janvier 2022 aux environs de 23 heures, les éléments du commissariat de police du 1er arrondissement avaient été alertés de la présence de présumés voleurs sur le point d’être lynchés par une foule au quartier Bountou Dépôt.

Arrivés sur les lieux, les policiers avaient interpellé B. Ndiaye et C. Fall, soupçonnés d’avoir commis plusieurs agressions à bord d’une moto Jakarta et armés d’une machette. Lors de leur arrestation, trois téléphones portables ainsi qu’une pochette contenant une pièce d’identité au nom de M. S. Cissé avaient été retrouvés en possession de C. Fall.

Durant l’enquête, C. Fall avait reconnu les faits, déclarant avoir agressé des passants avec son compagnon afin de leur voler leurs biens, notamment des téléphones portables. De son côté, B. Ndiaye avait partiellement confirmé ces déclarations, précisant que C. Ndiaye était chargé de la revente du butin. Les deux hommes avaient ensuite été placés sous mandat de dépôt.

À la barre, seul C. Fall avait comparu. Face aux juges, il avait une nouvelle fois reconnu les accusations. « C’était la première fois que j’accompagnais B. Ndiaye pour voler. C’est moi-même qui lui ai donné l’idée. Il conduisait la moto et j’étais en possession de l’arme », avait-il déclaré, en l'absence de B. Ndiaye qui aurait été mis sous contrôle judiciaire.

Le procureur de la République avait estimé que les faits d’association de malfaiteurs et de vol commis la nuit avec violences et port d’armes étaient établis, rappelant que les mis en cause avaient été arrêtés avec des téléphones volés. Il avait requis une peine de 10 ans de réclusion criminelle contre les prévenus.




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