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THIESPLUS-PORTRAIT : Doudou Gnagna Diop, le tourisme chevillé au corps


Rédigé le Dimanche 15 Février 2026 à 01:03 | Lu 57 commentaire(s)


En le nommant Président du Conseil d’administration de la SAPCO, le chef de l’Etat a sans doute fait un bon choix. Car le nom de Doudou Gnagna Diop, sa personne et son œuvre, sont à jamais associés au tourisme.


On ne peut pas parler de tourisme au Sénégal et sur le continent sans évoquer son nom ! Doudou Gnagna Diop. PCA de la Société d'Aménagement et de Promotion des Côtes et Zones Touristiques du Sénégal (SAPCO) ; Vice-Président du Cercle des Administrateurs Publics (CAP) ; Promoteur d’établissement Touristique (, fondateur de l’ATES (Action pour le Tourisme et l’Environnement de la Somone) ; Président d’honneur Fondateur de l’ONITS (Organisation Nationale pour l'Intégration du Tourisme Sénégalais), Initiateur du salon «Mbokka », le fondateur de l’école hôtelière EEHT de Thiès et du Crocoparc de Ndianda, diplômé en hôtellerie, fut formateur chez SOFITEL et Club Med avant de rejoindre le Novotel de Lille en 1974.
Un parcours riche et inspirant
 
Après 40 ans de carrière en France et au Sénégal, il lance en 1988 le premier restaurant africain à Lille, « Le Teranga », et l'Hôtel Sorong en 2002. Lauréat du prestigieux prix CEDAR de l’innovation (2006), du trophée de l’innovation du Business initiative Directrion (2007). L’expert confirmé dans son domaine, a publié un ouvrage de référence sur le tourisme : «Sénégal : l’autre tourisme».
Tout cela témoigne du parcours exceptionnel de l’homme et de sa contribution immense au développement et au rayonnement  du tourisme national et africain. Une contribution portée par une vision claire et novatrice, au cœur de laquelle, se trouvent le capital humain et la souveraineté.
 
Une vision qui place le capital humain au cœur du processus de développement du tourisme
 
 
Nanti de son immense expérience du secteur, le PCA de la SAPCO mise sur le capital humain pour un développement viable du tourisme.
 
«Le capital humain, dans la vision que je défends, s’appuie sur une épistémologie du potentiel. Il s’agit non seulement de reconnaître les savoirs, les compétences et les talents, mais aussi de les valoriser comme des vecteurs d’innovation. (…). Le capital humain devient ici le socle de la transformation touristique. Il est le cœur battant de l’Autre tourisme. (…)», déclinait-il suite à sa nomination comme PCA de la SAPCO.
 
La SAPCO qui, affirme-t-il, «doit s’éloigner de la gestion traditionnelle des ressources humaines pour intégrer des pratiques d’accompagnement, d’éveil, de mentorat et d’intelligence collective». Pour lui il faut passer à une capitalisation humaine, processus par lequel les connaissances accumulées, les expériences vécues, les imaginaires mobilisés deviennent des actifs stratégiques dans le développement d’une organisation, d’un territoire, d’une nation. 
 
 
Repositionner le développement touristique dans le sens d’une souveraineté cognitive.
 
 
Pour Mr Diop, il urge de repositionner le développement touristique dans le sens de la souveraineté cognitive. La souveraineté, qui, rappelle-t-il, est au cœur de la vision du Président Diomaye Faye. Pour lui, cette «souveraineté se traduit par la mise en valeur du capital humain, non comme une variable managériale, mais comme une dynamique existentielle, sociale et stratégique». 
 
«En tant que Président du Conseil d’Administration de la SAPCO et en tant que penseur engagé dans le réenchantement de l’imaginaire touristique africain, je tiens à inscrire cette réflexion dans la matrice de ce que j’appelle l’Autre tourisme. Celui qui refuse les mirages de la consommation passive et replace l’humain, et son intelligence, au centre du projet» insiste-t-il. 
 
 
Basculer d’un tourisme de l’exploitation à un tourisme de la reliance.
 
 
Dans son ouvrage sur l’Autre tourisme, Doudou Gnagna Diop expose sa vision. Et parmi les idées défendues, il y a celle d’une rupture paradigmatique, qui pour lui, est portée de main.
 
«Elle exige que l’on bascule d’un tourisme de l’exploitation à un tourisme de la reliance. De l’attractivité à l’hospitalité. De la consommation à la création de sens. Et cette bascule ne pourra se faire qu’en mobilisant pleinement le capital cognitif des acteurs : les jeunes, les artisans, les chercheurs, les entrepreneurs culturels, les diasporas», explique-t-il. 
Thiesplus




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