La garde des Sceaux, ministre de la Justice, attire l’attention sur les dysfonctionnements du système judiciaire ; notamment les «retards alarmants» dans le traitement et le jugement des affaires renvoyées en attente, l’usage insuffisant des alternatives à l’incarcération et des modes d’aménagement des peines par les juges, procureurs et juges de l’application des peines.
Des dysfonctionnements qui portent atteinte, à son avis, à l’image de la justice. «Cette situation reflète une image peu reluisante du fonctionnement de notre justice et compromet à la fois la dignité des personnes détenues, la crédibilité de l’institution judiciaire et notre conformité aux engagements internationaux auxquels le Sénégal a souscrits», soutient-elle.
Mais pour Yacine Fall ce problème n’est pas seulement imputable aux dysfonctionnements du système judiciaire, estimant qu’il est aussi structurel et conjoncturel.
«La croissance démographique, l’évolution de la criminalité et l’augmentation du nombre de personnes poursuivies ou condamnées s’inscrivent dans une réalité que le parc pénitentiaire n’a pas suivie», explique-elle.
C’est d’autant plus vrai pour elle, qu’elle trouve «frappant de constater qu’aucun nouvel établissement pénitentiaire n’a été construit depuis l’indépendance, en dépit de cette évolution». A ces problèmes, ajoute-t-elle, il y a «les problèmes de ressources humaines ainsi que les contraintes financières et logistiques qui limitent la mise en œuvre effective des modes d’aménagement des peines».
C’est suite à ce constat, que, selon la garde des Sceaux., le ministère de la Justice, à travers la Direction des affaires criminelles et des grâces, a d’ores et déjà engagé l’élaboration d’un avant-projet de loi sur la réforme de la détention provisoire visant à préciser et restreindre les motifs pouvant justifier ce recours, mais également à rationaliser la durée maximale de la détention et de l’information judiciaire.
Des dysfonctionnements qui portent atteinte, à son avis, à l’image de la justice. «Cette situation reflète une image peu reluisante du fonctionnement de notre justice et compromet à la fois la dignité des personnes détenues, la crédibilité de l’institution judiciaire et notre conformité aux engagements internationaux auxquels le Sénégal a souscrits», soutient-elle.
Mais pour Yacine Fall ce problème n’est pas seulement imputable aux dysfonctionnements du système judiciaire, estimant qu’il est aussi structurel et conjoncturel.
«La croissance démographique, l’évolution de la criminalité et l’augmentation du nombre de personnes poursuivies ou condamnées s’inscrivent dans une réalité que le parc pénitentiaire n’a pas suivie», explique-elle.
C’est d’autant plus vrai pour elle, qu’elle trouve «frappant de constater qu’aucun nouvel établissement pénitentiaire n’a été construit depuis l’indépendance, en dépit de cette évolution». A ces problèmes, ajoute-t-elle, il y a «les problèmes de ressources humaines ainsi que les contraintes financières et logistiques qui limitent la mise en œuvre effective des modes d’aménagement des peines».
C’est suite à ce constat, que, selon la garde des Sceaux., le ministère de la Justice, à travers la Direction des affaires criminelles et des grâces, a d’ores et déjà engagé l’élaboration d’un avant-projet de loi sur la réforme de la détention provisoire visant à préciser et restreindre les motifs pouvant justifier ce recours, mais également à rationaliser la durée maximale de la détention et de l’information judiciaire.























