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ACCORD AVEC LE FMI : Un «Ouff» de soulagement du Sénégal


Rédigé le Mercredi 2 Septembre 2026 à 11:18 | Lu 30 commentaire(s)


Le Sénégal retrouve la confiance du FMI 1er septembre bénit pour le président Diomaye Faye et son gouvernement ! Le Sénégal a enfin eu l’oreille du Fonds monétaire international (FMI), qui vient de lui accorder un nouveau programme portant sur 2,2 milliards de dollars (1244 milliards), à l’issue de sa mission à Dakar, entre le du 19 août au 1er septembre 2026, dirigées par Mme Mercedes Vera Martin.


La bonne nouvelle est tombée, hier, comme une délivrance ! Le FMI et le Sénégal ont trouvé un accord.
« Les autorités sénégalaises et les services du FMI sont parvenus à un accord au niveau des services sur les principales politiques économiques qui pourraient sous-tendre un accord de 36 mois au titre de la facilité élargie de crédit (FEC)  d’un montant d’environ 2,2 milliards de dollars (1 537,1 millions de DTS, soit 475 % de la quote-part)», a révélé la cheffe de mission Mme Mercedes Vera Martin, repris par le site officiel du FMI.
Selon elle, cet accord est destiné à «appuyer le programme de réformes économiques et financières des autorités pour la période 2026–29».
 
«Rétablir la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette, réduire les vulnérabilités budgétaires et extérieures, accroître les dépenses sociales, soutenir une croissance durable»
 
Selon le FMI, ce nouvel accord est destiné à soutenir le programme de réformes des autorités engagé par les autorités sénégalaises.
Ledit programme «vise à rétablir la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette, à réduire les vulnérabilités budgétaires et extérieures, à accroître les dépenses sociales et à soutenir une croissance durable tirée par le secteur privé.
«Les principales réformes prévues dans le cadre du programme appuyé par le FMI visent à rétablir la viabilité des finances publiques tout en protégeant les ménages vulnérables. La stratégie budgétaire repose sur le renforcement de la mobilisation des ressources intérieures et la rationalisation des dépenses, tout en consolidant les filets de protection sociale, en particulier grâce à des transferts monétaires ciblés », explique le FMI. Ajoutant que les réformes structurelles étayeront la stratégie budgétaire en faveur d’un assainissement durable.
«Les autorités prévoient d’adopter en 2027 une stratégie de recettes à moyen terme qui renforcera la mobilisation des recettes intérieures et contribuera à dégager des marges de manœuvre pour les dépenses prioritaires», souligne le Fonds.
Qui soutient également que  les autorités sénégalaises sont «déterminées à renforcer la gouvernance budgétaire, notamment par une meilleure gestion de la dette publique, un suivi accru des arriérés intérieurs et une supervision renforcée des entreprises publiques.
Dans le même cadre, le Sénégal s’est engagé pour des réformes destinées à «améliorer l’environnement des affaires et à promouvoir l’inclusion financière», qui devront contribuer à soutenir «une croissance tirée par le secteur privé».
 
Un retour du FMI qui devrait rassurer et ramener tous les autres partenaires financiers
 
Alors que «cet accord demeure soumis à l’approbation du conseil d’administration du FMI», le FMI rappelle que, dans ce cadre, il est nécessite par ailleurs «la mise en œuvre (par les autorités sénégalaises) de mesures correctrices résolues à l’appui de la demande de dérogation présentée par les autorités dans le cadre du cas de communication d’informations erronées, avant l’approbation par le conseil d’administration».
Selon l’institution, l’approbation de l’accord «requiert également la réception des assurances de financement nécessaires de la part des partenaires du Sénégal».
 
Un retour qui devrait rassurer et ramener tous les autres partenaires financiers
 
Ce nouvel accord est d’autant plus important pour le Sénégal, qu’il est une sorte de garantie ou gage de confiance pour les autres institutions financières, qui avait fermé les robinets au pays ou restreint le débit de leurs financements. «Le programme appuyé par le FMI devrait contribuer à mobiliser des financements de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement et d’autres partenaires de développement», note le communiqué de l’institution.
Qui souligne que malgré une situation particulièrement difficile, «l’économie sénégalaise est demeurée résiliente, enregistrant une croissance de 6,7 % en 2025 grâce à la première année complète de production pétrolière, bien que la croissance du PIB hors hydrocarbures ait ralenti à 2,2 %».
De même, indique-t-il que l’inflation est restée dans la fourchette cible à 1,4 %. Mieux, au premier trimestre 2026, la croissance du PIB hors hydrocarbures a rebondi à 4,7 % en glissement annuel, soutenue par la vigueur de la consommation privée.
 
Le Sénégal sollicite le «traitement» de sa dette pour rétablir sa viabilité
 
Par ailleurs, sur la dette colossale du Sénégal, les autorités ont annoncé leur intention de solliciter un traitement de la dette afin de rétablir sa viabilité.
En ce sens, les services du FMI disent saluer «la poursuite de l’engagement des autorités et leur détermination à remédier aux vulnérabilités mises en évidence par le cas passé de communication d’informations erronées (affaire dette cachées)».
Aussi le FMI d’insister sur le fait que  «des actions résolues supplémentaires seront essentielles pour résoudre ces problèmes de déclaration erronée et renforcer les garde-fous afin d’éviter que des situations similaires ne se reproduisent à l’avenir».
Au cours de la visite, l’équipe du FMI a rencontré le président de la République, M. Bassirou Diomaye Diakhar Faye ; le Premier ministre, M. Ahmadou Al Aminou Lo ; le premier président de la cour des comptes, M. Abdoul Madjib Guèye ; le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, M. Cheikh Diba ; le ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan chargé du Budget, M. Bassirou Sarr ; le vice-gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), M. Mamadou Diop ; ainsi que le directeur national de la BCEAO, M. François Sène, et plusieurs autres hauts responsables.
L’équipe a également eu des échanges fructueux avec les partenaires de développement, des représentants du secteur privé et de la société civile, ainsi qu’avec d’autres parties prenantes.
Mbaye THIANDOUM
 






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