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PASSIF SOCIAL DES CHEMINOTS : L’Etat débourse 2 milliards et lance le règlement des droits des travailleurs


Rédigé le Jeudi 20 Août 2026 à 09:50 | Lu 50 commentaire(s)


Un bon point pour le nouveau ministre des transports ! En quelques mois, et après une visite des cheminots en grève, en compagnie de son collègue de la fonction publique, Abdou Ahad Ndiaye a décanté une situation qui pourrissait depuis des lustres. L’Etat a débloqué pas moins de 2 milliards, pour le règlement des droits des travailleurs, avec un démarrage des payements hier.


L’État tient ses engagements vis-à-vis des cheminots à la retraite.  Le règlement définitif des créances liées aux droits des travailleurs a été lancé le 17 aout. Cela après le déblocage d’un acompte de 2 milliards FCFA, correspondant au montant minimum exigé par l’IPRES pour engager le processus de paiement.
 
Les paiements seront effectués par lots successifs (un premier lot de 190 bénéficiaires déjà finalisé), tous les quinze jours, avec pour objectif d’aboutir au règlement intégral des droits dans un délai de 45 jours, explique les services du ministre Abdou Ahad Ndiaye dans un communiqué.
 
La source de préciser qu’une attention particulière sera accordée aux veuves et héritiers des travailleurs décédés, également concernés par le dispositif. La tutelle souligne également, qu’après l’acompte de 2 milliards, l’État continuera d’accompagner l’IPRES pour la régularisation du reliquat restant et la poursuite des démarches nécessaires au règlement définitif du passif.
 
«Le Gouvernement réaffirme sa détermination, sous l’impulsion du Président de la République, à apporter une réponse définitive à ce dossier qui fait l’objet d’un suivi rapproché depuis 2024»
 
Dans ce cadre, une réunion a été tenue le 10 août dernier, présidée par le Ministre Abdoul Ahad Ndiaye. Une rencontre qui a permis de constater les avancées significatives enregistrées et de confirmer les modalités de paiement.
 
En outre, les parties prenantes se sont engagées à maintenir la dynamique de collaboration pour un règlement définitif et durable du dossier qui n’a que trop duré.
 
L’engagement ferme de l’Etat et la diligence du nouveau ministre de tutelle Abdou Ahad Ndiaye
 
À travers cette avancée, souligne le ministère de tutelle, le Gouvernement réaffirme sa détermination, sous l’impulsion du Président de la République, à apporter une réponse définitive à ce dossier qui fait l’objet d’un suivi rapproché depuis 2024.
 
A son arrivée à la tête du département, Abdou Ahad Ndiaye a pris en main le dossier. C’est ainsi que le 25 juillet dernier, alors que les cheminots à la retraite étaient en mouvement d’humeur, occupant la gare et les emprises ferroviaires, le Ministre des Transports Terrestres et Aériens (MiTTA) M.
 
Abdoul Ahad Ndiaye, était allé à leur rencontre, accompagné du Ministre de la fonction publique et du Travail, ainsi que du Directeur Général des Chemins de Fer du Sénégal. Un déplacement, une écoute, mais surtout des engagements fermes de la tutelle, qui avaient convaincu les ex-travailleurs de lever leur mot d’ordre de grève.
 
Depuis lors, le dossier a connu un bon. Tous les blocages, notamment au trésor, relativement à l’acompte de 2 milliards réclamé par l’Ipres, ont été levés. Ainsi, des centaines de retraités et ayants droit, parmi lesquels de nombreuses veuves et orphelins, qui ne pouvaient pas percevoir l'intégralité de leurs pensions, après pourtant plus de trente années de service pour certains, vont devoir rentrer dans leur droits.
 
Un dossier qui date de plusieurs décennies
 
Le dossier de ses travailleurs réunis au sein de l'Entente des Ex-Temporaires de la Société Nationale des Chemins de Fer du Sénégal, de TRANSRAIL et de DBF est la conséquence des multiples restructurations dans le secteur depuis les années 1960, avec la succession de plusieurs entités d'exploitation Régie des Chemins de Fer du Sénégal (RCFS), la Société Nationale des Chemins de Fer du Sénégal (SNCS), TRANSRAIL et Dakar Bamako Ferroviaire ( DBF), ainsi que la création de CFS en 2020.
 
Au fil de ces mutations, les cotisations sociales dues à l'IPRES et à la Caisse de Sécurité Sociale par ces différentes structures n'ont pas toujours été intégralement reversées, laissant un passif social évalué à près de 5,2 milliards de FCFA, dont l'État a accepté d'assumer la charge.






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